La Do Ré DoLa famille Young quitte Glasgow en Ecosse et émigre à Sydney en Australie en 1963. Le fils cadet de sept frères, George, guitariste et auteur compositeur y fonde
The Easybeats avec le Hollandais
Harry Vanda.
The Easybeats connaît une gloire internationale en 1966 avec
« Friday On My Mind ». L'aventure terminée fin 1969, Vanda & Young se reconvertissent en producteurs.
Le jeune frère de George, Malcolm, décide de monter son propre groupe en
1973, baptisé
AC/DC, pour « courant alternatif/courant continu » (en argot aussi, « à voile et à vapeur »). Le benjamin de la famille encore à l'école,
Angus Young (guitare) et Dave Evans (chant), Colin Burgess (batterie) et Larry Van Kriedt (basse), vite remplacé par
Rob Bailey, complètent la formation.
Le premier concert a lieu au Chequers Club (parfois baptisé à tort le Shaker's) à Sydney le 31 décembre
1973, Malcolm remanie le groupe avant d'entrer en studio pour enregistrer deux titres en avril 1974, puis à nouveau en septembre en embauchant
Bon Scott et le batteur Tony Cerruti pour l'enregistrement du premier album,
High Voltage, en novembre, produit par Vanda & Young.
Haute tensionLe groupe s'installe à Melbourne à la fin de l'année 74 et semble se stabiliser avec l'arrivée du batteur
Phil Rudd puis celle du bassiste
Mark Evans.
T.N.T. parait à la fin de l'année et devient le gros succès de l'industrie musicale australienne en 1976 avec plus de cent mille exemplaires vendus. La marque américaine Atlantic les signe alors pour une distribution mondiale.
Sous la houlette en studio de Vanda & Young,
AC/DC va conquérir la planète en l'espace de trois ans. Atlantic sort une compilation des deux premiers albums australiens (en fait, seulement deux morceaux sont extraits du premier) sous le titre
High Voltage également, le 28 septembre 1976.
Du rock 'n' roll et rien d'autreLe 13 octobre 1976 le public parisien découvre
AC/DC au Pavillon de Paris ; il ne reprend pas encore en ch?ur
« The Jack », mais ça va venir. En janvier/février 1977 le quintette enregistre
Let There Be Rock toujours à Sydney.
Let There Be Rock se vend au total à plus de dix millions de copies. Excitant de bout en bout, il rassemble les grands classiques du groupe :
« Whole Lotta Rosie » ,
Hell Ain't A Bad Place To Be »,
« Problem Child »,
« Bad Boy Boogie » (prétexte au strip tease d'Angus en scène), et bien sûr l'hymne
« Let There Be Rock » (prétexte lui à une incursion du guitariste dans la foule). Il installe définitivement
AC/DC dans le marché britannique et surtout américain.
Mark Evans est remplacé par
Cliff Williams et le 27 juillet débute à Austin, Texas, la première d'une longue série de tournées américaines,
Angus Young commence à se servir d'un émetteur/récepteur pour relier ses Gibson SG (1961, 1964 ou 1968) à son ampli Marshall. Sa liberté scénique est désormais sans limites.
Si vous voulez du sang...Malgré 129 concerts en 1977, le groupe ignore le repos et enregistre un
Powerage toujours aussi détonnant. Invité à publier un Best of pour conforter son succès,
AC/DC tranche et choisit l'option plus rock and roll de l'album en public.
La majorité de
If You Want Blood You've Got It est capturée le dimanche 30 avril 1978 à l'Apollo à Glasgow devant un public Ecossais conquis d'avance.
Autoroute vers l'enferVanda & Young laissent leur place au producteur Robert John « Mutt » Lange, qui enferme le groupe pendant six mois pour l'album qui va faire de
AC/DC un vendeur grand public sans pour autant sacrifier ni au son ni aux compositions ni à la frénésie.
Highway To Hell sort en été 1979 et devient aussitôt un succès mondial. Le titre
« Highway To Hell » devient l'emblème du groupe avec son intro imparable. Le concert du 9 décembre 1979 au Pavillon de Paris est filmé par une équipe française pour le film
Let There Be Rock, le CD audio est inclus dans le coffret
Bonfire.
De retour, mais en noirDans la nuit du 19 février 1980
Bon Scott meurt à 33 ans à la fois de froid et empoisonné par l'alcool ingéré ce soir là. Pour le remplacer, le choix se porte sur l'ancien vocaliste anglais du groupe Geordie,
Brian Johnson.
L'album
Back in Black est un vibrant hommage au chanteur disparu, et si
Brian Johnson ne fait pas oublier
Bon Scott, il à le mérite de garder le groupe vivant.