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Biographie de Aerosmith

Comme beaucoup de groupes de rock, Aerosmith repose sur un tandem de leaders-auteurs-compositeurs, celui formé par le chanteur Steven Tyler et le guitariste Joe Perry. Ainsi que son vrai nom (Steven Tallerico) l’indique, Tyler est un Italo-Américain. Originaire de New York (où il naît ne 26/3/1948), il fréquente dans sa prime jeunesse les hippies et s’installe à Boston, où il chante et joue de la batterie dans différents groupes, dont Chain Reaction. En vadrouille à Sunapee, dans le New Hampshire, il se lie d’amitié avec Joe Perry (né le 10/9/1950 à Boston). Tous deux apprécient surtout les groupes anglais, comme les Rolling Stones (auxquels Aerosmith sera souvent comparé), les Animals, les Yardbirds ou Fleetwood Mac ; en somme, des représentants du British Blues Boom, qui permettent alors aux Américains de redécouvrir leur patrimoine musical. En 1969, ils assistent, émerveillés, à des concerts de Led Zeppelin et de Fleetwood Mac au festival hard/psyché de la Boston Tea Party. Et quelques mois plus tard, Steven Tyler plante sa tente au festival de Woodstock et participe aux « trois jours de paix, d’amour et de musique ».

C’est en 1970 que lui et Perry créent le Jam Band avec le bassiste, Tom Hamilton (né le 31/12/1951 à Coladorado Springs) dont Tyler a fait la connaissance en même temps que Perry. Le trio est rejoint par le guitariste rythmique Ray Tabano et le batteur Joey Kramer (21/6/1950 à New York), alors étudiant au Berklee College of Music. C’est ce dernier qui trouve le nom du groupe, tiré d’un classique de la littérature américaine, Arrowsmith (pour lequel Sinclair Lewis reçût le prix Pulitzer en 1926) et leur fameux logo. Ray Tabano ne reste pas longtemps et est remplacé dès 1971 par Brad Whitford (23/2/1952 à Winchester, Massachussets, ex-Earth Inc.) : le groupe trouve alors sa composition classique.

Au bout de deux ans de concerts dans les clubs de Boston (The Barn), un passage éclair au Max’s Kansas City de New York suffit à Aerosmith pour être signé chez Columbia Records. Même s’il contient une de leurs chansons les plus célèbres (la ballade « Dream On », qui sera quelques années plus tard un hit), leur premier album, Aerosmith (un temps réédité sous le nom de Make It), qui sort en juin 1973, n’est guère remarqué. Son successeur Get Your Wings (mars 1974), est mieux reçu par la critique, mais ne perce pas auprès du grand public. A force d’assurer des premières parties pour beaucoup d’artistes de leur label (même le Mahavishnu Orchestra de John McLaughlin !), il gagne une réputation d’excellent groupe de scène, où l’attitude de Steven Tyler, volontairement outrée et jouant sur l’ambiguïté sexuelle, attire l’attention. Ils possèdent alors le même management que les New York Dolls, dont certains membres les accuseront plus tard de les avoir copiés – peut-être pas tout à fait à tort.

Pour tous les fans, les albums Toys In The Attic (avril 1975) et Rocks (mai 1976), tous deux parfaits, représentent les sommets de la discographie d’Aerosmith : le succès commercial est immense et les jeunes américains affluent en nombre à leurs concerts. Sur le premier, on trouve leur première version du futur classique, le funk-rock « Walk This Way », qui alors ne perce pas dans les charts. Le second abrite « Back In The Saddle », autre morceau de bravoure du groupe. En France, cependant, le groupe est surtout apprécié des connaisseurs. Et si en 1976, lors de la tournée Rocks, il occupe la tête d’affiche au Pavillon de Paris de la Porte de Pantin, ce sera pourtant leur seule apparition française jusqu’en 1988. L’année suivante, ils montrent les premiers signes d’essoufflement avec le décevant Draw The Line, enregistré dans un monastère désaffecté et avec une bonne provision de cocaïne.

Pour bien des groupes de rock, avec le succès de masse viennent les tentations les plus sordides et Aerosmith ne fait pas exception à la règle : l’alcool et les opiacés circulent abondamment chez Tyler et ses acolytes, affectant leur vie de famille et leur musique. Ainsi, un soir, défoncés, ils arrêtent un concert après un seul morceau, celui avec lequel ils avaient l’habitude de clôturer leur set. Tyler et Perry sont alors surnommés les « Toxic Twins » (Jumeaux toxiques), aussi bien par allusion aux « Glimmer Twins » Mick Jagger et Keith Richards qu’à leurs passe-temps narcotiques.

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Les dates ...

2011 (28 Avril)
Steven Tyler explique sa participation à American Idol
2009 (10 Novembre)
Changement de chanteur

Vidéo

Aerosmith - clip vidéo Amazing

Amazing
Aerosmith