Avec une régularité digne de celle d’un horloger suisse, le songwriter-violoniste de l’Illinois sort son nouvel album studio deux ans après son prédécesseur. Et parce qu’il fallait bien un jour avoir un tout petit coup de mou,
Andrew Bird semble pour la première fois depuis six ans offrir un disque un tantinet moins accrocheur que ses trois dernières productions.
Le trio composé de
Weather Systems,
The Mysterious Production of Eggs et
Armchair Apocrypha était l’incarnation parfaite d’un parcours quasi sans fautes. Deux références en indie folk suivies de près par un album plus électrique mais toujours aussi élégant et novateur.
Noble Beast laisse l’auditeur face à un
Andrew Bird qu’il semble déjà connaître sans être véritablement surpris le temps des premiers morceaux. Un constat qui se prolonge de temps à autre mais qui se voit rattrapé par les éternelles innovations proposées par l’artiste. Il ne sera donc pas étonnant d’avoir l’impression de voir planer l’ombre de
Jay-Jay Johanson sur un morceau comme «
Not a Robot, But a Ghost » ou de se laisser happer par l’incroyable final de «
Nomenclature ».
Bird continue de s’amuser comme à son habitude avec une vieille chanson composée à l’époque de son groupe Bowls of Fire («
The Confession ») entièrement revisitée pour donner «
The Privateers ».
Noble Beast prouve encore une fois qu’
Andrew Bird est un compositeur et un interprète de talent même si dans ce cas précis, il frôle plus l’excellence qu’il ne la touche vraiment.
Guillaume Ley