
Chronique de 1991
Avant
la sortie de son premier album studio prévu pour la rentrée 2012 et
la mixtape Fantastic
qui devrait voir le jour le 4 juillet, la pétillante Miss Bank$ livre un EP quatre titres extatique en guise d'apéritif : 1991 - année de sa naissance. À l'instar de ses précédents morceaux publiés à la volée sur Youtube, Azealia Banks offre un mélange
jouissif de rap et d'electro servi à grands renfort de punchlines
acérées comme sur l'incontournable « 212 »
qui l'a fait connaître.
Sur
des instrumentaux sacrément remués et à dominante house, en attestent
le morceau-titre et « Van Gogue » – productions
signées Machinedrum, à qui l'on doit l'instrumental de « 1991 »
tiré de son tube « DDD » -, la bad girl débite
son flow à la vitesse de l'éclair. Et se plait à
s'inscrire dans la tradition du hip hop en mixant une kyrielle de
genres entre dirty rap (« 212 » en tête), et electro pop
(« Liquorice »), à la manière d'Iggy Azalea ou Rye Rye.
Mais pas
de plagiat pour autant. Azealia Banks a un style bien à elle,
notamment lorsqu'elle se met à marcher sur les plates bandes des
princesses du R&B contemporain dans les parties chantées en
détrônant au passage Rihanna et consorts.
Eva Sauphie
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