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Biographie de Bernard Herrmann

par

François Truffaut le sort quelque temps de ses années de chômage en lui commandant les bandes originales de deux de ses films, Fahrenheit 451, puis La Mariée était en noir. Mais leur collaboration ne dure pas et Herrmann est obligé de revenir à son ancien métier de chef d’orchestre pour éviter le chômage.

Le retour en grâce

Heureusement pour lui, tout le monde ne l’a pas oublié, et notamment un quarteron de jeunes réalisateurs incarnant la nouvelle vague du cinéma populaire américain. Martin Scorsese ou Brian de Palma, deux francs-tireurs qui, à l’époque ne sont pas encore devenus les maîtres d’Hollywood, sont des admirateurs de son travail. Contacté par De Palma pour les besoins de Sœurs de sang, Obsesssion ou Carrie au bal du diable (qu’il ne composa pas, du fait de son décès, mais pour lequel il avait commencé à écrire), Herrmann réussit à chaque fois à composer quelques petits bijoux de bandes sonores, illustrant les métrages de ces nouveaux venus appelés à dominer le milieu du cinéma américain.

Scorsese, lui, fait appel à Herrmann pour Taxi Driver, qui est l'ultime commande du compositeur, qui décède le soir de Noël 1975, juste après avoir mis en boîte les derniers accords de la bande-son, faisant son entrée au panthéon des compositeurs incontournables de musiques de films. Par la suite, son œuvre sera à nouveau exploitée post-mortem autant par Pedro Almodovar, Terry Gilliam ou Quentin Tarantino. Quant aux autres compositeurs de cinéma, de John Williams à Danny Elfman en passant par Elmer Bernstein (son successeur quasi-officiel), ils n’ont jamais nié tout ce qu’ils devaient à ce pionnier au caractère de cochon, mais à l’instinct musical inimitable.



Benjamin D'Alguerre

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