Né le 30 juillet 1971 à Échirolles (Isère),
Calogero Maurici voit le jour au sein d’une famille d’origine sicilienne. S’intéressant dès son enfance à la musique, il apprend divers instruments (guitare, piano…), partageant avec son frère Gioacchino un goût de la scène qui va les pousser à envisager rapidement une carrière dans le spectacle. Encore adolescents,
Calogero (rebaptisé « Jacky ») et Gioacchino (« Charly ») fondent avec leur ami d’enfance Francis Maggiuli, les Charts groupe pop rock aux accents jazzy qui connaîtra le succès dans les années 1990.
Dans les ChartsLe trio parvient en effet à charmer
France Gall, qui les recommande au producteur parisien Philippe Gaillard. Celui-ci les prend sous son aile et devient également leur parolier.
Les Charts sortent en 1989 leur premier album,
L’Océan sans fond, qui est relativement bien accueilli. La chanson
« Je m’envole » est considérée comme le premier véritable succès du groupe. Leur second album,
Notre monde à nous (1991), fonctionne nettement mieux, grâce notamment au succès du single
« Aime-moi », et obtient même un double disque d’or.
Cheveux longs et bouclés, Calogero/Charly assure le chant et se fait remarquer par son timbre cristallin.
Les Charts, très actifs sur scène, parcourent l’Europe et se font connaître comme l’un des éléments les plus prometteurs de la création pop rock française, sans que le succès commercial atteigne des sommets. Ne parvenant pas à vivre en permanence de sa production musicale, « Charly » est obligé d’exercer périodiquement de petits boulots pour joindre les deux bouts. Au début des années 1990, il rencontre
Pascal Obispo, avec qui il se lie d’amitié. Cinq albums marqueront néanmoins l’existence du groupe, qui finit par se séparer en 1998 : après le peu de succès de leur dernier album, les trois membres des Charts estiment avoir fait le tour de la question et décident d’entamer chacun une carrière solo.
Calogero en apensanteurA cette occasion,
Calogero enterre « Charly » et reprend son véritable prénom, qui lui servira maintenant de nom de scène. Il fait entre-temps fructifier ses contacts dans le monde du spectacle en composant des chansons pour des artistes comme
Florent Pagny ou Hélène Ségara, ainsi que pour la comédie musicale « Les Dix Commandements ». Nullement fâché avec ses anciens compères des Charts,
Calogero prépare avec eux ce qui sera son premier album solo : après avoir fait la première partie de
Zazie et de
Pascal Obispo, il vole de ses propres ailes et sort en 1999 son premier album,
Au Milieu des Autres. Si le succès n’est pas foudroyant,
Calogero a désormais le pied à l’étrier : avec la collaboration du réalisateur et producteur musical
Pierre Jaconelli, il est consacré trois ans plus tard par son second album, l’éponyme
Calogero, comprenant le tube
« En apesanteur ». Enchaînant les télévisions grâce à ce morceau,
Calogero impose une image de chanteur-compositeur à la fois sensible et charmeur, dont la voix à la fois pure et sourde contrebalance efficacement les harmonies rock, tout en jouant d’un physique avantageux de séducteur latin que les vidéo-clips exploitent à loisir. Puisant autant son inspiration dans la chanson française que dans le patrimoine pop anglo-saxon, l’artiste-compositeur ignore le sectarisme musical, en se réclamant de
William Sheller comme des Beatles ou
The Cure.
En 2002, il participe au collectif
Noël Ensemble, qui enregistre une chanson du même nom. C’est sa première implication dans un mouvement caritatif. Deux ans plus tard, il intègre Les Enfoirés, avec qui il participe aux éditions 2004, 2005 et 2006. Par la suite, il écrit en 2004 (avec
Lionel Florence)
« Safe Sex », qu’il chante en duo avec
Jenifer pour le Sidaction ; puis, il participe en 2006 au single
« Douce France » (reprise de Charles Trenet), se ralliant au projet de
Marc Lavoine, visant à lutter contre les discriminations et à promouvoir l’emploi des jeunes.
Les triomphes de CalogeroFin 2003,
Calogero enchaîne avec un troisième album, écrit avec la collaboration de
Lionel Florence (complice de Pascal Obispo),
Patrice Guirao et Raphaël, et récidive décidément dans la sobriété en l’intitulant
3.