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par Benjamin D'Alguerre

Gros bonhomme jovial qu’on croyait éternellement rigolard, Carlos nous a quitté le 17 Janvier 2008, des suites d’un cancer fulgurant. Celui qui fut pour toute une génération Monsieur « Mais-qu’est-ce-que-tu-bois-Doudou-dis-donc ?», une figure régulière des Grosses Têtes de RTL, ainsi qu’un des piliers des émissions de divertissement pour les jeunes et les moins jeunes, était surtout connu pour ses chansons polissonnes comme « Big bisou », « Le Papayou » ou « Rosalie », ce qui, cependant, ne doit pas faire oublier que le fantaisiste à chemises à fleurs avait derrière lui une carrière aussi riche que variée.

Saint Germain

Yvan-Chrysostome Dolto, flanqué d’un patronyme qui n’aurait pas dépareillé dans un album d’Achille Talon, est le fils de la célèbre psychanalyste et théoricienne de la psychologie des enfants Françoise Dolto et d’un kinésithérapeute d’origine russe, Boris Dolto. C’est d’ailleurs dans la voie tracée par ses parents que le futur Carlos né le 20 février 1943 à Paris, entame ses premiers pas. S’il se destine à la pratique de la kinésithérapie comme son père, c’est dans une école expérimentale appliquant les thèses comportementales et éducatives de sa mère qu’il fait sa scolarité, à Paris. Dès la fin des années 50, Yvan-Chrisostome Dolto et sa bande d’amis écument les cabarets de Saint-Germain-des-Prés, et notamment ceux qui diffusent du jazz ainsi que cette nouvelle musique venue des Etats-Unis, le rock ’n’ roll. Fasciné par les jazzmen, le rejeton Dolto, qui anime alors quelques soirées dans la capitale, est particulièrement admiratif des performances du percussionniste Carlos « Patato » Valdés (1926-2007), artiste qui l’inspire au point de prendre son prénom comme futur nom de scène.

Rencontres

Secrétaire artistiqueC’est en 1959 qu’il rencontre pour la première fois un jeune chanteur-musicien qui fait lui aussi la tournée des cabarets et avec lequel il se lie d’amitié. Si le jeune Jean-Philippe Smet connaît déjà une petite notoriété sous le pseudonyme de Johnny Hallyday, Carlos, lui, se consacre à ses études de kinésithérapie, en dépit de son activité de danseur et animateur dans les clubs parisiens. Qu’importe : leur amitié sera durable et indéfectible. Ayant obtenu son diplôme en 1961, Yvan n’exercera jamais vraiment car, par le truchement d’un ami rencontré quelques années plus tôt, Michel Drucker, il est embauché en 1962 comme animateur de l’émission culte Salut Les Copains sur les ondes d’Europe 1, en remplacement de Lucien Morisse. Mais cet intérim ne durera pas car, dès l’année suivante, Johnny Hallyday, à la recherche d’un secrétaire artistique, l’engage. Parallèlement à ses activités auprès du couple Hallyday- Vartan, Carlos développe sa propre carrière de chanteur et d’acteur. S’il obtient un petit rôle de collégien dans Patate de Robert Thomas (1964), il se fait surtout remarquer pour ses prestations vocales sur le morceau « 2 minutes 35 de bonheur », de Sylvie Vartan, ce qui lui ouvre la porte des maisons de disques.

Succès


C’est en 1969 qu’il édite son premier 45 tours, « La Vie est belle » et obtiendra l’année suivante son premier disque d’or avec « Y’a des Indiens partout ». Reconnu comme chanteur, il quitte – en bons termes – Johnny Hallyday pour entamer une carrière solo. Assurant les premières parties de Sylvie Vartan ou Joe Dassin, il obtient la reconnaissance du public avec le titre fantaisiste « La Cantine » en 1972. Cette même année, il donne près d’une centaine de galas en accompagnant la caravane du Tour sur les routes de France. En 1973, sort Une journée de Monsieur Chose, l’un des premiers albums-concept en France, auquel participent, notamment, Sylvie Vartan et Joe Dassin, et qui se classe également disque d’or. Les années suivantes imposent Carlos comme l’un des fantaisistes préférés des Français. Les années 1970 lui sont très heureuses, avec le succès de nombreuses chansons, la plupart demeurées célèbres, notamment « Tout nu, tout bronzé » en 1973, « Señor Météo » et « La Bamboula » en 1974, « Big bisou » en 1977, « Rosalie » en 1978, son mariage en 1978, ainsi qu’un duo avec Alain Souchon, « On est foutus, on mange trop » (1979). Mais le succès va s’amoindrir dans la décennie suivante, d’autant que Carlos choisit de se consacrer également à la télévision et à la radio.

Grosses Têtes


Son image de barbu débonnaire et jovial lui vaut très vite la reconnaissance du public enfantin et Carlos devient un habitué des émissions de divertissement à destination de la jeunesse.

Les dates ...

2008 (17 Janvier)
Décès de Carlos
1996
Parution de l'autobiographie de Carlos
1989
Sortie de« Tirelimpon »
1985
Début de l'émission T'as l'bonjour d'Albert
1983
Succès de « Papayou »

Vidéo

Big bisous (part 1)
Carlos

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