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Sans Attendre

Sans Attendre
Céline Dion

Columbia
Album original
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Chronique de Sans Attendre

La pochette d’un disque n’annonce pas toujours l’esprit d’un album. Le décor choisi par Céline Dion pour Sans Attendre est sans ambigüité. La chanteuse est ici entourée d’objets qui font sa vie d’artiste, de femme et de mère, une clef de sol, un doudou, des escarpins et un biberon. Jacques VenerusoLuc PlamondonDavide Esposito, Maxime le Forestier, MiossecElodie HesmeGrand Corps Malade, David Gategno, Jean-Pierre Ferland. Le casting d’auteurs retenus est aussi luxueux qu’hétéroclite. L’artiste leur a confié ses émotions pour un album mélodique et inégal. Ici, l’amour est partout, tout comme la maternité et la famille, clés de voute de sa vie.

La chanteuse pleure le patriarche dans « Parler à mon père » et veille sur sa mère dans « Celle qui m’a tout appris ». Elle incite à voir « Le Miracle » au-delà des contours, accompagnée de voix enfantines pour un résultat gnangnan. Plus subtile, elle évoque le deuil d’un bébé mort-né dans « Les Petits pieds de Léa » sans trop sombrer dans le pathos. Mais nul doute que « La Mer et l’enfant », bercé d’un accordéon est la plus belle pièce de cet ensemble dédié à la maternité.

Dans un registre plus rock, la chanteuse dégaine sa voix sur « Qui peut vivre sans amour ? ». Un de ces titres musclés dont l’artiste a le secret, bien produit. Par contre, elle sort les gros sabots (enfin les Louboutin) sur « Si je n’ai rien de toi » et « Que toi au monde », deux titres d’un prévisible étouffant destinés à vider la boite de Kleenex. Heureusement, elle fait preuve d’autodérision dans « Moi quand je pleure » sur une mélodie espiègle de Stanislas qui dénote.
 
 Céline Dion a intitulé son album Sans AttendreJohnny Hallyday a baptisé le sien L’attente. Ensemble, ils interprètent « L’Amour peut prendre froid », un titre qui figure aussi sur le disque du chanteur. Leur rencontre est celle de deux grandes voix mais le titre manque cruellement de relief. C’est le duo virtuel avec Henri Salvador sur « Tant de temps » qui plane au-dessus par sa grâce. Dans l’édition Deluxe, la chanteuse reprend « Ne me quitte pas » de Jacques Brel. Une version à l’image du disque, rassurant, rarement surprenant mais toujours habité par la sincérité.

Paula Haddad



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