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Biographie de Cerrone

par

Né le 24 mai 1952 en région parisienne, le futur empereur de la nuit voir le jour dans une famille modeste, très vite déchirée par un divorce douloureux. Pour compenser la perte de la figure paternelle, la mère de Marc Cerrone offre à ce dernier sa première batterie très jeune. Amateur de musique rock et soul venue d'Outre-Atlantique (Jimi Hendrix, Otis Redding), l'adolescent intègre plusieurs formations collégiennes puis lycéennes et décide de faire de la musique son gagne-pain futur. Dès 18 ans, il commence à tourner avec son groupe, Kongas, mais le succès n'est pas au rendez-vous. Le rock est un genre en chute libre, et de nouvelles sonorités synthétiques envahissent les dancings. Avec les années 1970, l'Occident entre dans une logique de société de loisirs et le public devient consommateur de divertissements de masse. Dès 1969, Marc Cerrone propose ses services d'animateur à Gilbert Trigano, fondateur du Club Méditerranée, et Kongas fait partie de ces groupes chargés d'animer les soirées des Gentils Vacanciers. La réussite est au rendez-vous et très vite, les autorités du Club Med nomment le jeune homme directeur artistique d'une quarantaine de villages-vacances. Pour Cerrone et ses compagnons, la vie ressemble désormais à un été sans fin avec plages, cocotiers et jolies filles, la chose qui leur est demandée en retour étant d'auditionner quelques groupes et d'animer quelques soirées de ci, de là.



L'attrait du disco


Et pourtant, c'est dans un autre club que le Club Med que Cerrone va rencontrer son premier succès. Repéré alors que le groupe joue au Papagayo, la célèbre boîte tropézienne d'Eddie Barclay, les Kongas sont repérés par le producteur qui accepte de les signer pour un premier 45-tours en 1972. Si « Boom » n'est pas un succès triomphal, il n'en reste pas moins un hit estival tout à fait acceptable qui fait swinguer les plagistes. « Anakino », sorti la même année fait également le tour des clubs de vacances. Parfaitement calibrés pour les vacances (on ne parlait pas encore de « tubes de l'été », mais l'idée était déjà là), les deux morceaux des Kongas leur permettent de se tailler une petite réputation qui les mène en tournée sur les routes de France et d'au-delà. Même le Japon sera friand des petites mélodies sympatoches du groupe, composées sans autre arrière-pensée que de faire remuer des corps dans des boîtes branchées. En 1974, cependant, Cerrone s'ennuie et l'aventure Kongas le lasse. Décidé à rentrer dans le monde des affaires, il se lance comme disquaire et importateur de galettes venues d'Amérique. Ouvrant son premier magasin à Thiais, il se spécialise dans cette nouvelle musique qu'est le disco. Les affaires marchent et Cerrone comprend tout le potentiel qu'il y a à tirer de ces sonorités étranges n'ayant d'autre but que de faire la fête. Bien décidé à obtenir sa propre part du gâteau, il part pour Londres en 1976 enregistrer son premier album, d'autant qu'en France, la concurrence est inexistante.



Paillettes et boules à facettes


Visionnaire, Cerrone comprend vite que le but absolu de toute cette surconsommation musicale en boîte de nuit est davantage copulatoire qu'artistique. Ayant intégré cette donnée, il choisit de jouer le jeu et, alors que Love in C Minor est enregistré au Trident Studio, il n'hésite pas à intégrer des gémissements féminins plus que suggestifs dans la chanson phare. Une décision qui le rend bien évidemment tricard sur toutes les radios et auprès des maisons de disques. Prenant l'initiative de s'auto-produire, Marc Cerrone réussit un coup de maître car si le public français reste frileux devant tant de vulgarité, celui des Etats-Unis et du Royaume-Unis le plébiscite. Quelques mois seulement après sa sortie, Love in C Minor s'est écoulé à près de huit millions d'exemplaires et rapporte un Grammy Award à son auteur. Son successeur Cerrone's Paradise, sorti en 1977, est un succès beaucoup plus relatif. En effet, l'artiste s'est laissé porter par la vague et n'a pas vraiment fait preuve de créativité, ne produisant qu'une honnête décalque du précédent album. Tir corrigé avec Supernature, la même année, qui s'avère être un carton absolu dans les clubs et les discothèques. Désormais producteur richissime, il peut se permettre de lancer la carrière d'autres artistes comme Don Ray (Raymond Donnez pour les intimes) qui lui-même rencontre un succès colossal avec son « Revelacion » qui devient un must-have des dancefloors. Cerrone IV , son quatrième album continue sur la lancée et l'artiste se voit invité comme guest prestigieux dans les clubs les plus importants de Paris, Londres ou New York.

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Les dates ...

2010 (15 Février)
Sortie de Cerrone Symphony - Variations of Supernature
2009 (16 Mars)
Sortie de Cerrone by Jamie Lewis

Vidéo

Cerrone - clip vidéo Cerrone's Paradise

Cerrone's Paradise
Cerrone