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Biographie de Claude François

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« Le Jouet extraordinaire » est son succès suivant (janvier 1966).

Pour son nouveau spectacle à l’Olympia du 8 au 25 décembre 1966, Claude François est entouré par quatre danseuses, il lance le concept des Clodettes : « Si tu es grande, mince et porte bien le string... » (on pense à cette scène du film Podium de Yann Moix où le sosie de Claude François fait répéter ses Clodettes sur l’aire d’un supermarché...).

Flèche, un jouet extraordinaire

« L’amour s’en va, l’amour revient » chante son homonyme Frédéric François. En 1967, Claude François rencontre sa seconde femme Isabelle, mère de ses fils Claude Junior (Coco) et Marc. L’année démarre sur les chapeaux de roue avec « J’attendrai » (janvier) et un opportuniste « Hip Hip Hip Hurrah » signé Serge Gainsbourg (juin).

En septembre, il crée sa propre maison d’édition, les Disques Flèche. C’est sous ce label qu’en octobre, en souvenir de son idylle avec France Gall, il sort une chanson écrite avec Gilles Thibaut et Jacques Revaux. Bingo international : « Comme d’habitude » (titre de travail : « For Me ») devient un hymne repris par les plus grands artistes, le fameux « My Way » adapté par Paul Anka et interprété des centaines de fois, de Frank Sinatra à Sid Vicious (Sex Pistols).

Leçon n°2 : devenir un businessman. Claude François n’est pas de ceux à qui l’on donne éternellement des ordres. Avec la création du label Flèche, abritant d’autres artistes telle Anne Philippe, il devient un précurseur dans la manière de gérer sa carrière. En avril 1968, il sort « Jacques a dit ». Ou plutôt « Claude a dit ». Désormais, il supervise tout avec une poigne de fer, voire de la tyrannie, du mixage d’un disque à la qualité de son brushing. Merci Patron ? En 1969, outre le succès de « Eloïse », l’infatigable show-man passe vingt-deux jours à l’Olympia : Clodettes, Fléchettes (choristes), huit musiciens et un grand orchestre… Claude François, businessman averti (« Monsieur le business man » fin 1968), produit également d’autres artistes dont Alain Chamfort et investit dans la presse en rachetant Podium, magazine pour jeunes (1972), puis Absolu, pour les moins jeunes.

T’as le look, Cloclo

Leçon n°3 : garder le bon répertoire. Depuis le début de sa carrière, Claude François a un flair évident. Il exploite à nouveau le filon de l’adaptation en mai 1971 avec « C’est la même chanson » (adapté des Four Tops) qu’il enregistre dans les studios de la Tamla Motown. Le chanteur fait aussi la rencontre de Patrick Juvet qui lui écrit un de ses plus gros succès « Le lundi au soleil » (1972). C’est vrai qu’on aimerait le passer à s’aimer. Ou à répéter les inimitables chorégraphies du chanteur (souple) ! Un jeté de jambes à droite, à gauche et on tourne… Il impose son pas de danse sur d’autres standards comme « Chanson populaire » (1973). Claude François arbore désormais un look chic : vestes cintrées, pulls en V sur des chemises col pelle à tarte et paillettes à gogo pour les Clodettes. La musique, en priorité dansante, est richement orchestrée. Les années 70 lui appartiennent tout autant que la décennie précédente à travers des hits montés en enfilade (« Il fait beau, il fait bon », « Y’a le printemps qui chante », « Belinda »…).

Comme on ne peut pas tout le temps danser, Claude François chante parfois à contretemps, « Le Mal aimé » (juillet 1974),« Toi et moi contre le monde entier » et « Le chanteur malheureux » l’année suivante. Et surtout, l’hymne des enfants et des nostalgiques du téléphone à cadran : « Le Téléphone pleure » (octobre 1974), vendu à deux millions d’exemplaires. Il repart pour une série de concerts d’été que la journaliste Elisabeth Schemla suit pour l’Express en 1975 : « (…) il vérifie l'emplacement des micros, règle l'éclairage et les sonos, reprend un musicien, change un tempo, descend dans la salle, peste: « Le son, putain, le son... C'est moi qu'on vient entendre, pas l'orchestre! », remonte sur scène, exécute un pas avec les Claudettes encore vêtues, ne se résout pas à partir. Les premiers spectateurs pénètrent dans l'enceinte, qu'il est encore là, homme-orchestre, dévoré par l'angoisse de l'échec et la volonté de réussite » écrit-elle sur l’intransigeance obsessionnelle de l’artiste.

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Les dates ...

2009 (25 Novembre)
Vente des droits d'édition de Claude François
2000 (11 Mars)
Hommage de la ville de Paris
1978 (15 Mars)
Sortie du 45 tours « Alexandrie, Alexandra »
1978 (11 Mars)
Décès de Claude François
1977 (26 Juin)
Attentat à main armée

Vidéo

Claude François - clip vidéo Comme D'Habitude

Comme D'Habitude
Claude François

En concert

Le 24/03/2012
à Saint Julien les Metz

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