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Qui ne connaît Michel Colucci, dit Coluche, aujourd’hui ? Resté dans toutes les mémoires comme le créateur des Restos du Cœur, celui qui fut l’auteur et l’interprète de « Gérard », « Le nouvel Omo », « L’histoire d’un mec », « Misère, misère » ou « Le schmilblick », l’ex-candidat à la présidentielle de 1981 tâta également de la chansonnette, avec un succès relatif et mitigé. « Toujours grossier, jamais vulgaire », comme il aimait à se définir lui-même, Coluche n’a pas forcément contribué à l’histoire de la chanson française, mais ses compositions et, surtout, ses collaborations avec d’autres interprètes, ont pu aboutir à quelques petites perles vachardes et parodiques.
Enfant d’un milieu populaire, Michel Colucci est né en 1944 à Paris. Fils d’une mère fleuriste et d’un père peintre en bâtiment d’origine napolitaine, le futur Coluche perd son géniteur, atteint de la poliomyélite, alors qu’il n’a que trois ans. Pas vraiment doué pour l’étude, il laisse vite tomber sa scolarité après son certificat d’études et vit alors de petits boulots, tout en essayant de percer dans le milieu musical, au sein de quelques groupes éphémères et sans postérité fondés avec quelques copains de Montrouge. Un court passage sous les drapeaux lui offre son premier public (ses camarades de chambrée) et, surtout, ses premiers ennuis pour insubordination. Insubordonné, justement, Coluche le restera toute sa vie.
C’est l’histoire d’un mec...
Revenu à la vie civile, Michel Colucci commence à graviter dans le milieu des cabarets et des cafés-concerts de la Capitale. Bien qu’il se compose un petit répertoire personnel en compagnie des frères Alain et France Pellet, au sein du groupe Les Tournesols (par la suite rebaptisé les Craignos Boboys), c’est surtout l’interprétation des succès des grands chanteurs populaires de l’époque, Ferré, Lapointe, Montand, Vian ou Brassens que réclame le public des cafés du Quartier Latin aux trois compères. Entre 1966 et 1967, les Tournesols évoluent dans un registre un peu tristouille, très réaliste, copiant avec plus ou moins de réussite les grandes envolées lyriques et gauchistes de Ferré ou Brassens, sans vraiment trouver le souffle de ces grands messieurs. Lassé de chanter la misère du monde, Michel Colucci, qui, en outre, ne s’avère guère un chanteur très doué, arrête les frais et décide de se consacrer à la chanson humoristique en compagnie de trois chansonniers, Jean-Claude Dagostini, Xavier Thibaud et Jacques Delaporte.
Les dates ...

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