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Biographie de Dalida

La future star internationale naît d'emblée sous le signe du déracinement : fille d'un couple d'Italiens originaires de Calabre, Yolanda Gigliotti naît le 17 janvier 1933, en Egypte, au Caire, où ses parents se sont installés.

Destinée initialement à une carrière de secrétaire, l'attrait du glamour et des paillettes va la faire dévier de sa sage trajectoire : s'étant présentée, en cachette de ses parents, à un concours de beauté, elle remporte le premier prix.

Miss Egypte 1954, la beauté exotique est rapidement repérée par le milieu du cinéma égyptien, alors particulièrement actif. Dans la Hollywood de l'Orient, Yolanda se retrouve à jouer les tentatrices voluptueuses dans quelques mélo-loukoums. Repérée par un réalisateur français, Marco de Gastyne, elle apparaît, sous le nom de Dalila, dans un film français, Le Masque de Toutankhmamon.

Conquise par cette expérience, persuadée de pouvoir réussir dans le cinéma en France, Yolanda s'envole pour Paris en décembre 1954. Mais, manque de chance, des actrices, en France, il y en a déjà ; producteurs et réalisateurs français ne sont pas du genre à se laisser impressionner par un titre de Miss Egypte. Face à la vache enragée qui menace, « Dalila » prend des cours de chant pour subvenir à ses besoins et trouve des engagements dans divers cabarets.

La chance va venir d'une rencontre avec trois hommes, Bruno CoquatrixLucien Morisse et Eddy Barclay. L'ayant remarquée, Coquatrix l'invite à participer au concours pour amateurs  « Les numéros 1 de demain », organisé à l'Olympia, qu'il vient de racheter. Dalila y interprète « Etrangère au Paradis ». Sont présents à cette occasion, un peu par hasard,  Lucien Morisse, directeur artistique d'Europe 1, et l'illustre éditeur de disques Eddy Barclay.

Conquis, Lucien Morisse décide de prendre sous son aile la carrière de la jeune italo-égyptienne, vite rebaptisée « Dalida ». Après deux disques au succès mitigé, Morisse pense lui faire interpréter une chanson en italien, « Guaglione ». Mais Gloria Lasso, alors vedette « latino » en titre, a réservé le titre. Morisse déniche finalement la chanson « Bambino », qui lui semble correspondre au registre de sa nouvelle vedette. Lancée avec enthousiasme par le boss d'Europe 1 (la chanson passe à l'antenne toutes les heures), « Bambino » remporte un succès foudroyant, propulsant d'emblée Dalida au rang de vedette. Grâce à cette chanson, elle sera la première interprète à remporter un Disque d'Or.

Quelques semaines plus tard, la petite italienne du Caire fait la première partie du spectacle de Charles Aznavour sur la scène de l'Olympia. Son partenariat avec Lucien Morisse, personnel autant que professionnel (le pygmalion épousera sa trouvaille en 1961) permet à Dalida de lancer magistralement sa carrière, sur un registre exotique, sentimental et enjoué, menaçant puis détrônant tout à fait l'espagnole Gloria Lasso dans le registre de la diva latine. Le public apprécie sa beauté typée, son début de strabisme et son accent indéfinissable et roucoulant, mélange d'italien et d'arabe.

A partir de 1958, et sept ans de suite, Dalida remporte l'Oscar de Radio Monte-Carlo. Tournées internationales, triomphes à répétition. Son frère cadet, Bruno Gigliotti, en profite pour venir faire son trou à Paris et débuter lui aussi une carrière de chanteur, sous le nom d'Orlando. Dalida surfe sur le succès mais sa vie privée et amoureuse se ressent du rythme de travail que lui impose son époux-pygmalion-manager. En guise de voyage de noces, elle repartira en tournée. Quelques mois après son mariage, Dalida finit par se séparer de Lucien Morisse, qu'elle quitte pour une liaison - elle-même éphémère - avec Jean Sobieski (acteur et peintre, futur père de l'actrice américaine Leelee Sobieski). Un triomphe à l'Olympia, la même année, confirme à Dalida que malgré la vague yé-yé, elle est là pour durer.

Star européenne, grâce notamment à sa capacité à chanter en plusieurs langues, vedette jusqu'en Asie, Dalida demeure harassée de travail et préoccupée par un besoin de s'affirmer et de se cultiver. L'autodidacte s'intéresse à la philosophie orientale, lit beaucoup, et travaille sa sophistication, en teignant notamment ses cheveux en blond (à partir de 1964). Dalida est très entourée par sa famille : sa cousine Rosy est sa secrétaire et son frère Orlando, qui a abandonné ses ambitions de chanteur, devient son manager à partir de 1966.

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Les dates ...

2007 (Mai)
Hommage : 20ème anniversaire
2005
Diffusion d'un feuilleton télévisé sur la vie de Dalida

Vidéo

Dalida - clip vidéo Gigi l'amoroso

Gigi l'amoroso
Dalida