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La carrière de David Gray, considéré comme l’un des meilleurs songwriters folk par le public de l’autre côté de la Manche et par ses pairs (et quels pairs : RadioheadBono, Joan Baez), soutenu très tôt par un bastion de fans fidèles en Irlande, s’est construite en paliers. Après le succès confidentiel de ses trois premiers albums A Century Ends (1993), Flesh (1994) et Sell, Sell, Sell (1996), c’est le superbe White Ladder (1998), enregistré seul à Londres et autoproduit, qui lui permet de gagner une reconnaissance mondiale (six millions d’albums vendus). Même si les albums suivants ont reçu un accueil plus mitigé de la part des critiques, David Gray n’en demeure pas moins une référence d’un pop-folk passionné et poétique, un mélodiste doué, au même titre que Tom Mc Rae ou Rufus Wainwright, plus connus en France.

David Gray naît à Manchester le 13 juin 1968. Lors de ses études à l’Université de Liverpool, il fait partie d’un groupe de punk rock, mais réalise que son principal atout, l’écriture, ne peut s’y épanouir pleinement. Il se lance donc seul avec sa guitare et met le cap vers Londres. Il signe en 1992 sur le label Hut, après avoir écumé les pubs de la capitale. Son premier disque, un single pop-folk intitulé « Birds Without Wings » sort cette année là. Il est suivi de l’album A Century Ends en 1993.

Poète maudit

Sa voix éraillée à l’émotion brute met en valeur son univers poétique. Un succès confidentiel accueille Gray à ses débuts mais déjà le soutien de fervents admirateurs lui permet de persévérer. D’autant que la fusion des maisons Hut et Virgin, au moment de la sortie de son second album, le bijou folk Flesh (1994), n’apporte pas de bonnes nouvelles à l’artiste. Ses ventes jugées insuffisantes le contraignent à quitter Virgin. Repris par EMI, Gray voit soudain sa popularité accroitre en Irlande, où les radios alternatives prennent en main sa promotion, alors que le public irlandais lui réserve un triomphe lors de ses prestations, où Gray se produit avec Craig « Clune » McClune, son batteur.

Soutien de Radiohead et Bono

Sell, Sell, Sell, son troisième album, sort en 1996 et lui permet de consolider sa réputation de nouvelle révélation du folk anglais lors de longues tournées « sold out » à travers le Royaume-Uni. Radiohead (Gray chante aussi au sein du groupe Venus in Furs avec Thom Yorke et Jonny Greenwood) et Bono font déjà partie de ses admirateurs lorsque sort White Ladder, son quatrième album enregistré dans son appartement londonien.

Le triomphe

 Ses mélodies et ses textes introspectifs touchent le cœur des Anglais et des Irlandais où l’album se classe numéro 1 en quelques mois (il restera dans le Top 5 en Irlande pendant 11 mois, un record). Cinq titres figurant sur la bande originale du film This Year's Love (1999) et d’autres comme « Babylon » font de cet album intime, mêlant folk, rock et électro-pop-minimaliste, une réussite critique et public, puisque White Ladder s’écoule à six millions d’exemplaires.

En 2000, Gray devient le premier artiste du label indie américain ATO, créé par Dave Matthews et entame une tournée elle aussi couronnée de succès de l’autre côté de l’Atlantique. Le triomphe tardif mais mérité du songwriter (Joan Baez en personne le compare à Dylan !) donne lieu à une série de compilations et rééditions : les superbes Lost Songs 95-98 et EPs 92-94 (2001) ainsi que ses trois premiers albums.

Succès pérenne mais la France en retard  

Pourtant, l’accueil fait à l’album sorti fin 2002 est moins bon.

Les dates ...

2007
Sortie d'un Greatest Hits
2005
Sortie de Life in Slow Motion
2002
Sortie de A New Day at Midnight
2001
Sortie de compilations
1999
Sortie du film This Year's Love

Vidéo

Babylon
David Gray

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