Trois ans après la collaboration d’
Apparat au
Berlinette (2003) d’Ellen Allien, les deux fameux DJs berlinois s’unissent pour cosigner l’album
Orchestra of Bubbles (2006). Après un abstrait
Thrills (2005) pour Allien et un double maxi
Silizium (2005) pour
Apparat, les deux font fusionner leurs sciences respectives pour livrer un disque non dénué d’émotions.
L’exploitation de certains timbres sonores (guitares, ou cordes sur
« Metric » et
« Retina ») apporte un certain charme rétro à l’album, un choix qui pourrait surprendre de la part de ces deux avant-gardistes. On y verra aussi la preuve de l’élargissement de leurs horizons, à l’image du lent
« Edison », tel un paysage lunaire. La richesse des motifs mélodiques qui parcourent l’album, ajouté à de belles lignes de chant (Ellen Allien sur
« Way Out » et un duo très réussi sur
« Leave Me Alone »), gomme l’aspect parfois répétitif du genre, ouvrant ainsi l’album à un public qui dépasse le cercle des initiés.
Une belle surprise que d’être conviés par ces adeptes de la techno, au sommet de cet art sur
« Turbo Dreams »,
« Under » ou
« Turbo Dreams », à un voyage tendre et nostalgique.
Sophie Lespiaux