Guide Musique > Musique de film > Ennio Morricone > Biographie

par Guillaume Andreu

Un mythe. Que dire d’autre d’un compositeur comptant plus de cinq cents partitions à son actif et dont le nom, connu par différentes générations et sur plusieurs continents, reste lié à des dizaines de chefs-d’œuvre de l’histoire de la musique de films ? Faisant fi des honneurs, ignorant la gloire, une chose, en revanche, ne cesse de hanter l’artiste : la perfection de son œuvre qu’il parachève et cisèle film après film depuis bientôt cinquante ans.

Né en 1928 à Rome, Ennio Morricone acquiert une formation classique à l'Académie Santa Cecilia où il étudie la trompette. A l’aube des années 50, il signe ses premières compositions : pour la RAI d’abord, où il fait ses débuts puis pour différentes maisons de disques. Il composera ensuite pour la télévision sous le pseudonyme de Dan Savio, avant de devenir arrangeur pour la variété, croisant ainsi la route d’artistes comme Gino Paoli, Gianni Morandi, Dalida ou Charles Aznavour.

Morricone compose pour le cinéma dès 1961 mais c’est sa rencontre avec Sergio Leone —qu’il a connu sur les bancs de l’école— qui va lui permettre de donner libre cours à son talent pour le grand écran. Leur première collaboration, Pour une poignée de dollars (1964) —dans lequel il est crédité sous le nom de Léo Nichols— est également leur premier succès commun. A l’ère des Bernstein ou des Tiomkin, incontournables traducteurs musicaux du western, Morricone bouleverse les codes du genre en introduisant des sonorités nouvelles. Son audace est payante, l’utilisation de guitares électriques et l’emploi d’un siffleur dans la bande-son du film font mouche. La carrière du Maestro est lancée.

Très vite, et toute sa carrière durant, les plus grands noms du cinéma italien vont faire appel à lui. Bernardo Bertolucci, pour des films majeurs (Prima della revoluzione (1964), et 1900 (1976), Pier Paolo Pasolini, dont les sujets, chaque fois plus controversés, sont illustrés par des mélodies de plus en plus épurées (Des Oiseaux petits et gros (1966), Théorème (1968) Salo ou les 120 journées de Sodome (1975), ou encore Mauro Bolognini (La Grande Bourgeoise, 1974). La liste peut se dérouler à l’infini mais comment omettre la collaboration du Maître avec Giuseppe Tornatore (Cinema Paradiso, 1989), les frères Taviani (Allonsanfan, 1973), Luigi Comencini (La Femme du Dimanche, 1976), Mario Monicelli (Voyage avec Anita, 1979) ou encore Gillo Pontecorvo (Queimada, 1970) ?

Tous s’arrachent le compositeur en vogue dont la fidélité est une constante.

Les dates ...

1988
Récompense «Nastro d Argento», BAFTA ...

1986
Récompense BAFTA et Golden Globe Awa ...

1984
Sortie de Il était une fois en Améri ...

1984
Fondation de l IRTEM


Vidéo

A fistful of dynamit ...
Ennio Morricone

Posts ...

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