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Il était une fois en Amérique
L’enregistrement de la bande originale du film Il était une fois en Amérique débute en décembre 1983 alors que le travail d’Ennio Morricone a commencé largement en amont, plus d’un an avant que le tournage du film ne démarre. De nouveau, et comme par le passé avec Il était une fois dans l’Ouest, le cinéaste a besoin de la musique sur son plateau pour diriger ses acteurs.
Quatre thèmes principaux apparaissent dans cette partition devenue mythique. Le sublime thème principal aux accents lyriques («Once upon a time in America») est l’illustration des souvenirs du vieux Noodles (Robert de Niro) face à sa solitude. Sa nostalgie de l’amitié, qui l’unissait à trois copains, présentée sous une version lente à dominante de cordes est également déclinée sur un motif plus entraînant, («Friends»), avec une rythmique plus soutenue. Vient ensuite «Poverty», thème dramatique pour piano bastringue, mandoline et flûte annonçant la chute des enfants dans le gangstérisme. Une fois encore chez Leone, l’image mise en musique est plus efficace qu’un long dialogue. Quant à l’entêtant «Deborah’s theme», il annonce toute la puissance dramatique du film. L’image de Deborah, la femme aimée puis trahie obsédera Noodles jusqu’à la mort. La bouleversante interprétation de Edda dell’Orso, fidèle collaboratrice du Maître, reprise dans «Cockeye’s song» —qui se veut plus funeste— puis dans «Friendship & love», emporte l’auditeur de manière quasi-céleste.
Mais c’est certainement au thème pour flûte de pan que le film est le plus souvent associé. Comme dans Il était une fois dans l’Ouest avec l’harmonica, c’est le choix d’un solo d’instrument qui souligne le flash-back. Morricone fait appel au plus grand spécialiste du genre à savoir Gheorghe Zamfir. C’est sous ces accords de «Chilhood Memories», que reviennent à Noodles les quatre cents coups faits dans la rue et le passage à l’âge adulte. Fort de ces quatre thèmes légendaires, Morricone situe musicalement l’époque en ponctuant la bande originale de thèmes de jazz Nouvelle-Orleans en vogue dans les années 20. Il écrit d’ailleurs un charleston («Prohibition Dirge») et reprend également —fait inhabituel chez lui— un standard de l’époque, «Amapola», signé Joseph M. Lacalle, qu’il décline selon les situations.
Il est à noter que sur l’édition remasterisée de 1998, quatre titres apparaissent en bonus de l’album original de 15 titres. Une suite de «Il était une fois en Amérique» avec «Amapola» en contrepoint, une version tempo de «Poverty» et surtout la présence d’un thème qui n’a pas été retenu pour le film (parmi les vingt livrés initialement par Morricone à Leone) et décliné ici sur deux versions. Plus qu’un bonheur pour les inconditionnels du Maestro, cet album est un véritable joyau dans l’histoire de la musique de film.
Guillaume Andreu
Titres de Il était une fois en Amérique
1
Once upon a time in america
00:02:14
2
Poverty
00:03:37
3
Deborah s theme
00:04:25
4
Childhood memories
00:03:23
5
Amapola
00:05:21
6
Friends
00:01:35
7
Prohibition dirge
00:04:20
8
Cockeye s song
00:04:21
9
Amapola part 2
00:03:08
10
Childhood poverty
00:01:45
11
Photographic memories
00:01:02
12
Friends
00:01:24
13
Friendship and love
00:04:15
14
Speakeasy
00:02:23
15
Deborah s theme - amapola
00:06:12
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Les éditions de Il était une fois en Amérique
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|---|---|---|---|
| 1983 | CD | Mercury | |
| 1983 | LP | Mercury |
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