L’histoire d’
Eurythmics commence
1976 dans un restaurant de Londres, le Pippin. L’Ecossaise
Annie Lennox, âgée de 22 ans, y est serveuse. Musicienne depuis son plus jeune âge, ses projets professionnels sont essentiellement tourné vers la musique. Les mêmes aspirations animent
Dave Stewart, guitariste depuis l'âge de 12 ans (il en a maintenant 24), anglais parcourant l’Europe pour jouer dans de petits clubs. Ce soir de
1976, il est venu dîner avec
Pete Coombes, un ami musicien. Pour
Annie Lennox et
Dave Stewart, le coup de foudre est immédiat. Il la demande d’ailleurs en mariage le soir même. Le mariage ne se fera pas, mais c’est le début d’une histoire d’amour et d’une collaboration artistique des plus fructueuses.
Avec
Pete Coombes,
Annie Lennox et
Dave Stewart décident de créer un premier groupe, The Catch, qui sortira un unique single,
« Borderline » : un désastre. Mais très vite le trio est rejoint par
Eddy Chin (basse) et
Jim Toomey (batterie), et 1977 voit la naissance de
The Tourists, formation mélangeant pop et punk. Le groupe signe avec le label Logo et leur premier album,
The Tourists, produit par
Conny Plank, connaît un succès d’estime. C’est essentiellement lors de leurs concerts que les Tourists se font remarquer (ils feront la première partie de
Roxy Music en 1979), et les performances vocales d’
Annie Lennox ne sont certainement pas étrangères à cette reconnaissance du public et de la critique.
Après 3 albums et une reprise de
Dusty Springfield (
« I only want to be with you »), le groupe se sépare en 1980, en même temps que le couple Lennox/Stewart. Couple qui décide de continuer à travailler ensemble malgré tout, et de créer
Eurythmics en 1981. Une nouvelle ère commence où les deux artistes sont au cœur de la création musicale, maîtrisant la totalité du processus de production.
Ils se tournent à nouveau vers
Conny Plank pour enregistrer leur premier album. De février à juin 1981, ils sont à Cologne, en Allemagne, et enregistrent
In the garden qui est dans les bacs en octobre de la même année, précédé par le single
« Never gonna cry again ». L’ensemble est de bonne facture avec des titres qui ne prendront pas une ride, mais le succès n’est pas au rendez vous. Le groupe entame une longue tournée au Royaume Uni et les deux artistes en sortent épuisés,
Dave Stewart souffrant de problèmes pulmonaires liés à un ancien accident de voiture, et
Annie Lennox étant dépressive.
Malgré tout, ils se remettent au travail et leur 2ème album
Sweet dreams (are made of this) sort au début de l’année 1983 en même temps que le single éponyme. Cette fois les prouesses mélodiques du groupe sont reconnues. L’album se classe n°3 des ventes en Grande Bretagne et n°15 aux Etats-Unis. Le single
« Sweet dreams » est quand à lui n°1 dans de nombreux pays et est aujourd’hui encore l’un des titres-phare d’Eurythmics, une référence dans le monde du rock. Il sera repris de nombreuses fois par des artistes aussi différents que Marilyn Mansion, Henri Mancini, Pink et
Tricky (ces deux derniers ayant utilisé des samples de la chanson). En France,
Sylvie Vartan propose une version française complètement tronquée, bien loin de l’original et de qualité plus que médiocre.
Toujours en 1983, tandis le groupe effectue une tournée internationale, sort
Touch, 3ème opus qui sera à nouveau une réussite. Michaël Kamen y participe aux arrangements des morceaux pour la 1ère fois. Les titres
« Right by your side » ou encore
«Here comes the rain again» assoient la notoriété d’
Eurythmics qui se fait également remarquer par des clips à l’esthétisme recherché.
« Who’s that girl » où l’on voit
Annie Lennox interpréter le rôle d’une femme et d’un homme (ressemblant à Elvis) est à ce titre caractéristique.
Eurythmics devient, aux cotés de
New Order ou de
Depeche Mode, une référence de la nouvelle scène britannique.