Evanescence naît de la rencontre de deux jeunes adolescents de l’Arkansas : en 1994,
Ben Moody, quatorze ans, et
Amy Lee, treize ans, tous deux originaires de Little Rock, sympathisent en colonie de vacances, et se découvrent des goûts musicaux communs.
Tous deux commencent rapidement à écrire des chansons, soit chacun de leur côté soit à quatre mains, pour en assurer ensuite ensemble la mise en musique. Les deux jeunes gens enregistrent plusieurs morceaux, Amy assurant le chant et les claviers tandis que
Ben se charge de l’accompagnement à la guitare : les radios locales de Little Rock se risquent à diffuser leur production, qui est suffisamment appréciée des auditeurs pour que
Ben et Amy se produisent bientôt en concert dans divers petits locaux.
Le futur tube
« My Immortal » figure déjà au répertoire du groupe, qui hésite encore entre divers noms : ce n’est qu’en 1998 que le nom définitif d’
Evanescence est choisi. Les duettistes sont encore loin des hautes sphères et ne tirent leurs deux premiers mini-albums,
Evanenscence et
Sound Asleep qu’à respectivement cent et cinquante exemplaires. Le groupe est néanmoins très actif, enregistrant une démo,
« Origin » et s’enrichissant bientôt d’un nouveau membres avec l’arrivée, en 1999, de
David Hodges (batteur et choriste).
Evanescence réalise au début des années 2000 plusieurs petites tournées, auxquelles collaborent deux copains de
Ben et Amy,
John LeCompt (bassiste) et
Rocky Gray (batteur). Ces derniers finissent par rejoindre le groupe de manière permanente et, en 2002, avec l’arrivée du bassiste
Will Boyd, le noyau dur d’
Evanescence est enfin formé.
En 2003, le groupe décroche la timbale en signant avec Wind Up Records, label en cheville avec Sony-BMG. Le lancement de
Fallen, premier véritable album d’Evanescence, bénéficie d’une promotion de choix avec la participation du groupe au Nintendo Fusion Tour, festival rock sponsorisé par la firme de jeux vidéos. Le succès de la tournée fait monter en flèche la notoriété d’Evanescence, dont le son rock et lyrique, aux compositions soigneusement travaillées et à l’ambiance soigneusement sombre, touche vivement le jeune public. Deux des chansons de l’album,
« Bring Me to Life » et
« My Immortal », figurent dans la bande originale du film
Daredevil, distribué quelques jours avant le disque et, si la qualité du film dans son ensemble prête pour le moins à discussion, ces deux titres contribuent largement à ce que son ambiance a de plus réussi.
Fallen se vend à plus de sept millions d’exemplaires aux Etats-Unis, et quinze millions à l’échelle mondiale. Deux autres titres de l’album,
« Everybody’s Fool » et l’incroyable
« Going Under », contribuent à envoyer sur orbite la popularité d’Evanescence.
Gloire et déboiresEn octobre 2003, au beau milieu de la première tournée européenne d’
Evanescence et alors que le groupe est au faîte de sa popularité depuis quelques mois,
Ben Moody tire brusquement sa révérence, prétextant des différends créatifs. Le groupe n’en est pas torpillé pour autant, et c’est
Terry Balsamo, guitariste de Cold, qui remplace Moody au débotté pour le reste de la tournée, choisissant au final de rejoindre
Evanescence de manière définitive. Plus âgé que les duettistes d’origine, ce musicien chevronné devient rapidement un pilier du groupe, très impliqué dans l’écriture et la composition.
Evanescence se met au travail sur un nouvel album, tout en poursuivant les concerts de manière intensive et en sortant un rutilant CD/DVD live,
Anywhere But Home. La préparation de l’album studio prend néanmoins du retard, notamment du fait des problèmes de santé de
Terry Balsamo : l’ex-guitariste de Cold doit se faire soigner suite à une attaque, due à un caillot de sang… lequel s’était formé parce que le guitariste avait trop agité sa tête sur scène. Après s’être remis de cette malheureuse conséquence d’un « headbanging » excessif, Balsamo reprend sa place dans le groupe, achevant le nouvel album. Les tournées continuent cependant à un rythme si soutenu que le bassiste
Will Boyd déclare forfait à l’été 2006, pour être remplacé par
Tim McCord.
Le second album studio,
The Open Door sort en septembre 2006, atteignant d’emblée la première place des ventes aux Etats-Unis et dans plusieurs pays européens, tout en squattant le Top 5 des hit-parades dans une bonne partie du globe.