biographie france gall, bio france gall, date naissance, vie

 > 
 > 
 > 

Biographie de France Gall

par



Je n'aime rien de ce qui me rappelle tous ces refrains

France Gall naît le 9 octobre 1947 à Paris. De son véritable prénom Isabelle, elle garde des souvenirs d’enfance auréolés de musique. Son grand-père, Paul Berthier est co-fondateur d’une institution, Les Petits Chanteurs à la Croix de bois. Son père, Robert Gall est aussi un homme du métier. Il a entre autres travaillé pour Edith Piaf et Charles Aznavour. A l’âge de seize ans, Isabelle devient France sous la houlette de Denis Bourgeois, un éditeur musical. Elle enregistre en compagnie de son père un premier 45 tours « Ne sois pas si bête »France Gall, jeune fille en fleur, blonde comme les blés, devient une des idoles yéyé. 1964 : Elle enchaîne les 45 tours, « N’écoute pas les idoles », « Laisse tomber les filles » ou « Sacré Charlemagne ». Cette envolée, France Gall la doit entre autres à Serge Gainsbourg, pygmalion d’autres artistes féminines à succès. France Gall n’amène rien de révolutionnaire à la vague yéyé mais elle a le mérite de chanter des textes inédits.

Mon cœur est gravé dans mes chansons

France Gall envoûte le public grâce à sa voix de crécelle, son charme mutin et ses ritournelles. A tel point qu’elle remporte en 1965 grâce à la chanson « Poupée de cire, poupée de son » le grand prix de l’Eurovision ! Seulement, France Gall a-t-elle vraiment son cœur gravé dans ses chansons ? Il semble qu’elle reste à l’étroit d’un répertoire qui ne lui ressemble pas. « Les sucettes » à double facette de Serge Gainsbourg ne font pas couler de sucre d’orge. Lorsque France Gall s’aperçoit de la célèbre manipulation textuelle de son mentor, elle prend le parti de quitter ce giron tendancieux. Elle y retourne quelques années après, en 1972 espérant tout de même retrouver deux ou trois bonnes chansons gainsbouriennes. Le maître lui écrit « Frankenstein » et « Les petits ballons ». Sans succès. A la fin des années 60, France Gall semble dans l’impasse artistique. En 1967, elle renoue alors avec le registre enfantin. Après « Sacré Charlemagne », elle chante « Bébé requin » : « Je suis un bébé requin, au ventre blanc, aux dents nacrées ». Mignon tout plein. Sauf que le public se tourne déjà vers d’autres poupées. France Gall quitte alors son label Philips afin de rejoindre La Compagnie, née de l’association d’Hugues Aufray, Nicole Croisille et Michel Colombier. Elle travaille auprès d’auteurs prestigieux : Jacques Lanzmann (« C’est cela l’amour »), Boris Bergman (« Les années folles ») ou Julien Clerc (« Chasse-neige »), son compagnon de l’époque. Flops of the Lollipop.

Deux ou trois mots de tous les jours

1974 : France Gall connaît donc ce qu’on appelle le creux de la vague. Son talent a été pour le moins sous-exploité. Elle fait alors la rencontre de sa vie : Michel Berger. Celui-ci accepte d’abord de lui donner des conseils. Un jour, il lui amène la chanson tant attendue : « La Déclaration »France Gall a trouvé son langage. « Deux ou trois mots de tous les jours et c’est tout » chante-elle.

En 1975, elle enregistre son premier album éponyme. Le public découvre qu’à défaut d’être auteur-compositeur, France Gall possède un indéniable talent d’interprète. Sa voix semble désormais chaude et mature. Oublié le ton criard des débuts. Cette année-là, elle chante également en duo avec Michel Berger. « Ca balance pas mal à Paris » est extrait d’Emilie ou la petite sirène, un show télévisé produit par les Carpentier.

1977 : Dancing Disco. Ce second album oscille entre tempos dansants (« Musique ») et ballades tristes (« Si maman si »). L’année suivante, France Gall se produit enceinte au Théâtre des Champs-Elysées. Elle prend conscience de la scène, elle qui a déjà quinze ans de carrière ! A la fin des années 70, elle incarne l’inoubliable Cristal de Starmania.

Partager :

Les dates ...

1996
Exil de France Gall et de ses enfants aux Etats-Unis.
1993
Concert France Gall à Bercy

Vidéo

France Gall - clip vidéo Les Sucettes

Les Sucettes
France Gall