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Les aventuriers - le samourai

Les aventuriers - le samourai
François de Roubaix

Emarcy
Album compilation
Music Story :
 
 
 
 


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Chronique de Les aventuriers - le samourai

C’est deux ans après le succès des grandes gueules que Robert Enrico fait de nouveau appel au talent de son ami de Roubaix. Que le sujet de son prochain film traite de l’amitié solide entre deux hommes (Ventura et Delon) partant à la chasse au trésor sous marine n’est pas pour déplaire au musicien. Bien au contraire. Sur onze plages, de Roubaix parvient à mettre habilement en parallèle la mélancolie (thème sifflé tout en nostalgie) du personnage féminin interprété par Joanna Shimkus à l’action (thème pour piano) grâce aux fameuses fractures rythmiques dont il a le secret et dont «Journal de bord» est sans doute la meilleure illustration. La séquence du corps — tristement prémonitoire pour le musicien — plongé dans la mer comme sépulture et interprétée par la soliste Christiane Legrand dans «Enterrement sous-marin» est gravée dans toutes les mémoires tout comme le sont les acrobaties aériennes sifflées par de Roubaix lui-même. Sa partition fait mouche et la bande originale devient un succès, relayé par le 45 tours de la version chantée par Alain Delon («Laetitia»). L’acteur jouera un rôle important dans la carrière de de Roubaix puisque, outre l’amitié qui se noue entre les deux hommes, c’est lui qui le recommandera à Jean-Pierre Melville qui prépare son prochain film, Le Samouraï et qui par la suite le fera engager sur certains de se films comme Diaboliquement vôtre de Duvivier ou encore Jeff et Adieu l’ami de Jean Herman. Se pliant aux exigences implacables du maître, de Roubaix, alors jeune compositeur, apportera la musique nécessaire à parachever la psychologie du rôle quasi-muet tenu par Delon («Le samouraï», «Fatalité»). Fidèle au climat américain qu’affectionne le cinéaste («Martey’s»), le musicien livre au maître une partition aux accents jazzy («Jeff et Valérie») pour illustrer la solitude d’un Costello hiératique («Costello dans la ville») et dont les échos d’orgue («Valérie») et le solo de trompette («Le destin de Costello») résonnent encore dans toutes les mémoires. A noter également sur l’album, deux titres bonus : «Le samouraï se remixe» hommage signé du compositeur Nicolas Errèra.

Guillaume Andreu



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