George Michael est né le 25 juin 1963 à Finchley, en banlieue nord de Londres. Originaire d’une famille grecque d’origine chypriote, son vrai nom est Georgios Kyriacos Panayiotou. Dès l’âge de douze ans, il rejoint avec son copain d’école Andrew Ridgeley un groupe de ska baptisé The Executive . Cette expérience fondatrice leur permet d’écrire leurs premières chansons. Mais c’est sous le nom de Wham! qu’ils se font connaître en 1982, avec le titre « Young Guns (Go for It!) » Très vite les succès s’enchaînent. Trois albums parus entre 1983 et 1986 (Fantastic, Make It Big et The Final) résument l’histoire relativement brève mais intense du groupe. On y retrouve de nombreux hits singles comme « Club Tropicana »,« Wake Me Up Before You Go Go », « Everything She Wants », « I’m Your Man », « Freedom » et «The Edge of Heaven ».
Même si le nom de George Michael est inséparable du groupe Wham!, son envie de naviguer en solitaire se manifeste déjà en 1984 avec un célèbre slow : « Careless Whisper », puis « A Different Corner » un an après. 1986 marque l’arrêt définitif de Wham! ainsi que l’envolée de George Michael en solitaire. Son premier succès sans Wham! est néanmoins un duo, avec Aretha Franklin qui pour la première fois accepte de chanter avec un chanteur blanc : « I Knew You Where Waiting For Me » en 1987.
La même année, George Michael publie son premier véritable single en solo, « I Want Your Sex » et son premier album, Faith. quatre tubes en sont extraits : « Father Figure », « One More Try », « Monkey » et bien sûr « Faith ». L’album se classe rapidement en tête des ventes, y-compris dans les charts «Black Albums» aux Etats-Unis. Il reçoit également un Grammy Award en 1988. George Michael réussit donc une entrée fracassante (qu’il espérait) en obtenant la reconnaissance simultanée du public et de la profession. Au sommet de sa gloire internationale, sa tâche est alors difficile pour renouveler l’exploit de Faith qui s’est vendu à quatorze millions d ‘exemplaires.
C’est pourtant ce qu’il tente de faire en 1990 avec son deuxième album solo, Listen Without Prejudice, Volume 1. Ce n’est pas à proprement parler un échec, mais plutôt une contre-performance au niveau des ventes, excepté pour les six singles issus du disque : « Praying for Time », « Heal the Pain », « Freedom!90 », « Waiting for That Day », « Cow boys and Angels » et « Mother’s Pride ». L’album suivant verra le jour six ans plus tard.
Entre temps, George Michael participe à plusieurs concerts d’hommage ou de charité qui lui donne l’occasion de chanter ses idoles noires (The Temptations, Stevie Wonder) et britanniques (David Bowie, Queen, Elton John). La reprise en 1991 de « Don’t Let The Sun Go Down On Me » aux côtés de son auteur, Elton John, est un immense succès. Un an plus tard il sort un single dont le titre confirme sans ambage son amour de la musique noire américaine : « Too Funky ».
Lors de la parution de Listen Without Prejudice, Volume 1 , le volume 2 avait été annoncé pour l’année suivante. Mais George Michael rentre alors en conflit avec sa maison de disque, Sony, l’ accusant d’être responsable de la réussite mitigée de son deuxième album solo et de vouloir dicter sa production musicale. La longueur et l’échec de son procès expliquent également qu’il a fallu attendre 1996 pour voir la publication d’un troisième album solo, intitulé Older, lancé un an plus tôt par le single « Jesus to a Child ». Ce titre a été inspiré par la mort brutale d’Anselmo Feleppa, son compagnon de l’époque. D’autres tubes présents sur l’album suivront, parmi lesquels « Fastlove » et « Spinning The Wheel ».
Au printemps 1998, George Michael fait un retour tout aussi retentissant qu’involontaire avec un single, « Outside » qui tourne en dérision son arrestation pour attentat à la pudeur.