Pour beaucoup de chanteurs ayant connu le succès puis ayant subi une « traversée du désert » par la suite, la reprise des grands classiques du patrimoine français ou la tentation d’exercer dans le domaine de la chanson française néo-réaliste est un bon moyen d’offrir à sa carrière un volte-face à 180°, synonyme de sérieux et de respectabilité.
Hervé Vilard a, pour sa part, la sincérité de ne chanter que des auteurs qu’il connaît, apprécie ou a côtoyés. De Marguerite Duras à
Louis Aragon, de Jacques Prévert à
Bernard Dimey, un certain répertoire que l’artiste a exploré par ses lectures.
Une voix grave et chaude collée à l’
« Indian Song » de Marguerite Duras (déjà exploré par Murray Head) aux
« Fantômes » d'Eugène Ionesco, Hervé Vilard surprend en venant sur un patrimoine dans lequel on ne s’attendait pas à le voir évoluer.
Benjamin D'Alguerre