I:Cube pratique un style ambient qui se rapproche furieusement de ce qui était naguère appelé "musique planante". Ce style né des expérimentations de
Klaus Schulze,
Tangerine Dream ou
Jean-Michel Jarre, s'est trouvé relégué dans les oubliettes par un ambient techno à la
The Orb.
L'écoute de
Live at the Planetarium permet de replonger à une époque où le mot "trip" n'était pas galvaudé mais faisait référence à de véritables voyages en musique à l'intérieur de soi-même.
I:Cube se complait même à reproduire pratiquement note à note certains bruitages de percussions caractéristiques de
Phaedra ou
Ricochet. Ne manque finalement que la guitare d'Edgar Froese.
Live at the Planetarium est fait pour être écouté sous une voûte céleste, pour partir dans les interstices de ses nappes, se cogner et rebondir sur ses trames rythmiques et enfin ploger dans l'océan violacé de ses boucles.
I:Cube retrouve ici tout ce qui fait le charme d'une musique expérimentale sans être prétentieuse ni élitiste.
François Alvarez