par Frédéric Régent
Formé à New York en 1998, le groupe a un lien très fort avec la Grande-Bretagne par le biais de son vocaliste et guitariste Paul Banks (alias Julian Plenti), né en 1978 en Angleterre et entouré d’amis nommés Daniel Kessler (à la guitare), Carlos Dengler (ou Carlos D, à la basse) et Samuel Fogarino (à la batterie).
Pétri de références très new wave comme The Cure, Joy Division ou, plus proches d’eux, The Feelies, leur premier disque, Turn On the Bright Lights, les voit aussi se réclamer dans leurs textes d’auteurs comme Franz Kafka et Charles Bukowski, cultivant volontiers une certaine recherche vestimentaire, autant de choses qui les mettent résolument en marge des autres groupes états-uniens de leur génération.
Ils réalisent vite leurs rêves d’adolescence en jouant en première partie de The Cure, puis (après la sortie de leur deuxième effort, le très remarqué Antics) pour U2, Coldplay et les White Stripes, ayant aussi joué en tête d’affiche, notamment au Zénith de Paris, qui leur fait un accueil délirant, les tout aussi prometteurs Blonde Redhead chauffant leurs salles.
Pour l’instant, Our Love to Admire, où, comme sur Antics, ils ont intégré des claviers (tenus par un certain Blasko), est certainement le plus achevé de tous leurs albums. Si les suivants restent dans cette lignée, ces policemen peuvent espérer connaître une carrière plus que brillante et durable.
A l'été 2009, Paul Banks publie l'album Julian Plenti Is...Skyscraper sous son pseudonyme.
Les dates ...