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The Final Frontier

The Final Frontier
Iron Maiden

EMI
Album original
Music Story :
 
 
 
 


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Chronique de The Final Frontier

Cela ne rajeunit personne, mais on évoque ici le quinzième album en studio d’Iron Maiden, et convenons qu’on n’a pas vu le temps passer depuis 1975. S’appuyant toujours sur les poutres maîtresses que constituent le bassiste Steve Harris et Dave Murray à la guitare (Bruce Dickinson de retour au micro de chanteur depuis désormais plus de dix années), Iron Maiden aurait légitimement pu revendiquer une livraison de fonctionnaires. Sauf que….

Sauf que, voulu comme une délicate synthèse entre des rocks sans arrière-pensée (i.e. en chamboule-tout) et des pièces à l’instrumentation plus complexe, voire épique, The Final Frontier trouve le combo au meilleur de sa forme. Même si (Harris ayant jadis annoncé que son groupe réaliserait quinze productions, point final), le programme – et son intitulé définitif – ne laissent pas de soulever de profondes interrogations dans le cœur des fans, ce disque s’avère avant tout éléphantesque. Dans sa durée, car avec plus de 75 minutes de musique, on ne peut nier que ces musiciens blanchis sous le harnais aient rechigné à leur peine. Et dans son approche musicale, car, entraînée par deux titres finalement assez conventionnels (le solide « El Dorado » en premier single, et l’onirique « Satellite 15…The Final Frontier »), la sélection s’avère d’une redoutable efficacité en matière d’union (pas si contre-nature que cela) entre l’implacable brutalité du heavy metal, et le caractère savant et la virtuosité de la musique progressive.

Aucun groupe jusqu’alors n’avait marié avec autant de talent chant dévastateur (« Coming Home ») et bande originale de film d’horreur (« Mother Of Mercy »), sens de la cavalcade (« The Alchemist »), et goût du risque (« Isle Of Avalon » et sa mélodie décalée). L’auditeur se retrouve cerné par les deux guitares en rets à petites mailles, et le chant modulant à merveille entre murmures et hurlements, jusqu’au pandémonium des onze minutes conclusives de « When The Wild Wind Blows » (d’après le roman apocalyptique et éponyme de Raymond Briggs).

A son niveau de carrière (considérons que le groupe n’a plus rien à prouver), Iron Maiden prend ici le risque d’un disque à l’univers profondément original, exigeant car situé quelque part entre le mélodique Brave New World et la brutalité belliciste d’un A Matter Of Life And Death. Les fans vont adorer. Et tous les autres aussi, d’ailleurs, grâce à un album que plus personne, laudateurs ou simples spectateurs, ne pouvaient encore espérer.

Christian Larrède



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