Trois ans après
Twentysomething,
Jamie Cullum tourne une page.
Twentysomething et
Pointless Nostalgic swinguaient au son pop du piano de
Jamie Cullum, entre standards du jazz et titre pop et rock arrangés à la sauce jazz. On avait alors – trop vite – rangé
Jamie Cullum dans la catégorie « jazzmen de génie ». Si
Catching Tales prend, à l’origine, la même direction que ses prédécesseurs, il entame cependant un virage qui l’emmène vers des sonorités encore plus pop. Des tendances pop que
Jamie Cullum doit en partie à une collaboration avec
Dan The Automator, membre de
Gorillaz.
Mais la grande nouveauté de cet album, c’est l’écriture qui prend une part plus importante. Certes,
Jamie Cullum nous gratifie toujours de reprises somptueuses comme celle de la ballade qu’est
« I'm Glad There Is You ». Mais ses compositions originales comme
« Mind Trick »,
« Photograph » ou
« Nothing I Do » font de
Catching Tales une oeuvre plus personnelle que
Twentysomething.
Les fans de la première heure se poseront certainement cette question cruciale : Pourquoi revenir avec un album pop lorsqu'on est un jazzman hors pair ? Qu’importe, le son moderne et groovy de
Catching Tales et le travail de composition et d’écriture de
Jamie Cullum en font un album qui restera une référence dans la carrière du jeune artiste.
Frédéric Geldhof