par Vincent Gilot
Buckley un même nom pour deux destins parallèles. La discographie posthume de Jeff Bucley plus importante que celle de son vivant (mercantilisme ou volonté de satisfaire les fans ?) ne doit pas masquer l’essentiel : il eu, le temps d’un souffle, cette puissance créatrice rare qui seule pouvait transcender l’alchimie d’influences si différentes, cette beauté destructrice d’une voi(e)x entre douceur et violence, jusqu’au paroxysme et à la chute. Vers 1988, au producteur Michael Clouse qui lui demandait ce qu’il comptait être ou faire d’ici 5 ans, il confiait « Un album qui fasse oublier « Led Zeppelin II ».
Vincent Gilot