James Patrick Jimmy Page est né le 9 janvier 1944 à Heston, dans le Midddlesex (Angleterre), fils unique au sein d’une famille bourgeoise (son père travaille dans l’industrie, sa mère est secrétaire médicale). Son apprentissage, pratiquement autodidacte, de la guitare à l’âge de treize ans, est vivement inspiré des oeuvres complètes d’Elvis Presley.
Ses premiers contacts avec le rock (au sein de Neil Christian & the Crusaders), et des ennuis de santé (il est victime d’une mononucléose infectieuse), l’incitent à se consacrer plutôt à la…peinture.
Dans les studios
Mais rattrapé par les paillettes des tabloïds, Page décide de devenir un musicien de studio incontournable : c’est à ce titre qu’on peut l’entendre sur des disques de The Kinks, de The Who, de The Rolling Stones, des Them, ou de Donovan. En 1966, on lui demande d’intégrer The Yardbirds comme bassiste : il accepte. Puis, on lui propose la guitare : il accepte, aussi.
Led Zeppelin
The Yardbirds sur la pente déclinante, Page rassemble alors autour de lui le chanteur Robert Plant, le batteur John Bonham, et le bassiste John Paul Jones, pour fonder les New Yardbirds, qui deviennent bien vite Led Zeppelin. Le reste appartient à l’Histoire, et plus particulièrement à celle des chorus énervés.
En 1971, Page s’octroie quelques distractions en travaillant avec le chanteur folk Roy Harper sur les albums Stormcock (sous le pseudonyme de S. Flavius Mercurius), et Whatever Happened To Jugula ?. Des distractions, il en a besoin dans une tension qu’il tolère de moins en moins : Page devient à la fin des années soixante-dix un frénétique consommateur de produits psychotropes (cocaïne, puis héroïne). Il développe également une fascination exponentielle pour l’ésotérisme, le Diable, la magie, et le sataniste Aleister Crowley, allant jusqu’à acquérir Boleskine House, manoir ayant appartenu à l’occultiste, située à proximité du lac écossais du Loch Ness.
Recul et renaissance
A la dissolution de Led Zeppelin (en 1980, et après le décès du batteur John Bonham, étouffé dans ses vomissures à la suite d’un coma éthylique, au domicile du guitariste), Jimmy Page disparaît plus de deux ans, refusant même d’approcher une guitare. Son retour dans le monde des vivants est progressif, et passe par la composition des bandes originales des films Death Wish I et II, Un Justicier dans la vile 2, et Le Justicier de New York, le mastering d’une compilation de Led Zeppelin (Coda), et la participation à des concerts caritatifs, levant des fonds finançant la recherche sur la sclérose en plaques. Page profite également de cette période pour suivre une cure de désintoxication.
En 1984, il retrouve Plant pour l’épisode nostalgique de The Honeydrippers, puis forme The Firm (deux albums anecdotiques naîtront du combo), en compagnie de l’ancien chanteur de Free et de Bad Company, Paul Rodgers.
Guitare voyageuse
En 1986, Page prête sa guitare au single de The Rolling Stones « One Hit (To The Body) », et on peut l’entendre sur un album de Stephen Stills.
Quelques concerts très ponctuels – et très dispensables – de Led Zeppelin (1985, 1988), précède la participation de Page à l’album de Robert PlantNow & Zen, puis la sortie du premier album solo du guitariste (Outrider). En 1992, The Yardbirds sont honorés par le Rock And Roll Hall of Fame.
Après que Plant ait décliné l’offre de reformation de Led Zeppelin, Page s’associe avec l’ex chanteur de Deep Purple et Whitesnake David Coverdale, et tente de recouvrer dans un album (Coverdale/Page-1993) les fastes d’antan.
Retrouvailles
En 1994, Plant et Page se réunissent enfin sur le projet commun de l’album acoustique No Quarter : Jimmy Page And Robert Plant Unledded.