Né le 28 septembre 1971 à Akron, dans l’Ohio,
Joseph Arthur apprend très tôt à jouer du piano. Malgré les leçons rébarbatives de solfège, il se passionne tout ce que la musique peut lui apporter comme sentiments et sensations. Il commence à écrire des chansons, et s’attelle à la basse et la guitare.
Au lycée, il est bassiste dans plusieurs groupes dont une formation de rock et blues, Frankie Starr and the Chill Factor. Après son diplôme, il part pour Atlanta avec son groupe. Le jour, il travaille dans un magasin de musique ou encore une boutique de bijoux et tatouages… tandis que
Cat Power sert des pizzas sur le trottoir d’en face. Le soir, il se produit dans les bars d’Atlanta, et continue la nuit d’écrire ses propres compositions, dans un climat bouillonnant de créativité.
Le messie GabrielPendant des années,
Joseph Arthur joue et compose en tout anonymat, tout en se perfectionnant à la basse – d’autant plus que Frankie Starr and the Chill Factor se dissout en 1991.
En 1996, il enregistre un maxi,
Cut and Blind, sur un label monté de toutes pièces pour l’occasion, Sell My Soup Records.
Joseph Arthur étant également peintre, il s’occupe également des visuels de la pochette. L’ensemble est à mi-chemin entre le rock et le folk, avec un détonant
« Daddy's on Prozac » et
« Porcupine ». Par hasard et par chance, le disque atterrit sur le bureau de
Peter Gabriel. Intrigué, il rencontre rapidement
Joseph Arthur et l’engage dans son propre label, Real World Records, situé à Bath, en Angleterre.
Arthur s’exile et enregistre son premier album sous la houlette du producteur
Markus Dravs (qui travaille également avec
Brian Eno, Björk ou encore Arcade Fire).
Big City Secrets paraît donc en 1997, dans une certaine indifférence sauf en France où l’on est enthousiasmé par la qualité d’écriture de l’artiste, grâce à des chansons comme
« Mercedes ». La même année, il assure la première partie de la tournée européenne de
Peter Gabriel. Deux ans plus tard, Le maxi
Vacancy se fait remarquer, notamment par l’esthétisme de la pochette qui lui vaut une nomination (
« Best Recording Package ») aux Grammy Awards de 1999.
La reconnaissance critiqueSon deuxième album, Come to
Where I'm From, sorti en 2000, connaît plus de succès. En effet, ce folk sombre et presque désespéré, qui devient habituel chez
Joseph Arthur, s’enrichit d’accents plus rocks, de pop psychédélique directement inspirée des années 1970. Le très beau
« In the Sun » sera d’ailleurs repris par
Michael Stipe de
R.E.M. et
Chris Martin de
Coldplay sur une compilation à but humanitaire suite à l’ouragan Katrina qui dévaste la Floride en 2006.
Féru du format court des maxis,
Joseph Arthur décide d’en publier une série :
Junkyard Hearts. Les quatre disques qui constituent l’ensemble de
Junkyard Hearts I, II, III et IV sont chacun illustrés par une peinture différente de l’artiste. Son troisième album,
Redemption's Son, paraît en 2002. Le jeu de mots du titre fait à la fois référence à
Bob Marley, rappelant ainsi qu’il est inspiré par autre chose que le folk, et à sa propre situation. Les chansons de l’album paraissent en effet plus lumineuses que d’habitude.
« Honey and the Moon » est même utilisée comme bande sonore de la série américaine
Newport Beach. Il fonde aussi un groupe de punk, Holding the Void, où il officie en tant que chanteur et guitariste, accompagné de Pat Sansone à la basse, and Rene Lopez à la batterie.
Son quatrième album,
Our Shadows Will Remain, sort en 2004. Moins homogène que les précédents, il sert tantôt des mélodies apaisantes, tantôt du rock plus agressif. Il est très vite suivi du maxi
And the Thieves Are Gone à la fin de l’année 2004.
Lonely Astronaut Records2006 est une année importante pour
Joseph Arthur, qui décide de quitter Real World Records pour fonder son propre label. C’est avec une amie de longue date,
Lauren Pattenaude, et Eric Gerber, qu’il crée donc Lonely Astronaut Records. Parallèlement, Arthur expose ses dessins et peintures à la Vertigo Gallery de Londres. Paraît aussi le disque concept
We Almost Made It, un livre regroupant les dessins de l’artiste et une bande son essentiellement instrumentale intitulée
The Invisible Parade.