Avec un titre aux airs de mot d’ordre et certainement en référence au fameux essai du philosophe américain Henry David Thoreau (
La Désobéissance civile, qui donne d’ailleurs son titre au premier morceau du disque), ce court album d’un peu plus d’une demi-heure a quelque chose d’un tract antilibéral. Plein de ferveur, truffé d’extraits de discours issus de manifestations antilibérales,
Désobéissance est autant un appel à l’unité des luttes sociales qu’une dénonciation des politiques sécuritaires, anti-immigration, du racisme institutionnel, de la libéralisation économique…
Sorti le même mois que le quatrième album de Saez, avec pour titre-phare un mélancolique
« Jeunesse, lève-toi »,
Keny Arkana donne avec
La Désobéissance un contrepoint pétri de révolte et d’une ferveur non dénuée d’optimisme.
Dans la continuité d’
Entre Ciment et Belle Etoile, voici le disque en forme d’édito rapologique de la génération
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Mikaël Faujour