En 1989, Paul Daley est percussionniste pour A Man Called Adam et les Brand New Heavies, célèbre groupe funk londonien. De son côté, Neil Barnes apprend la programmation et le travail de studio. Leur culture musicale commune vient du rock et tous les deux ont envie de fusionner leurs influences avec les nouvelles technologies.
Le duo commence par publier les albums Not Forgotten en 1990 puis Open Up en 1993 : Leftfield est alors l'un des premiers groupes techno à introduire des guitares et à utiliser une voix venant directement du rock, celle de John Lydon, ex-leader des Sex Pistols. L’album nous offre un métissage des plus réussis allant du dub le plus lascif à l’electro la plus percussive. Le mythique Afrika Bambaata est aussi convié et vient poser sa voix sur le morceau « Africa Shox ».
Avec plus de 700 000 exemplaires vendus de l'album Leftism, Leftfield s'impose comme le groupe techno de l’année 1995. Neil Barnes et Paul Daley se rencontrent à la fin des années 80 à une soirée acid- jazz dans le club londonien Violets.
En concert, Leftfield trouve une véritable identité en intégrant des éléments acoustiques comme les percussions à un son live très dynamique. Leur album, Rhythm and Stealth, sorti en 1999, prend une direction plus pop et se nourrit des influences de The Human League, Kraftwerk et Ultravox. Leftfield poursuit son alchimie des styles tout en restant complètement créatif.
A « Final Hit » a été utilisé dans la BO du film Trainspotting en 1996, « Open Up » est présent dans la BO de Hackers (1995), « Snakeblood » a été utilisé pour la BO de The Beach (La Plage) en 2000.
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