Lemar aime
R. Kelly,
Lemar aime
Marvin Gaye,
Lemar aime
Usher, et celà s'entend, trop.
La voix est bonne, la production est propre, mais le manque d'inspiration, ou le respect, ou les deux, sont flagrants.
Time to Grow propose un mélange très évident des modèles de
Lemar.
« Soulman » est certes un hommage, une déclaration d'intention, mais est -il besoin pour autant de reproduire les pires cocottes de guitare funk des années 70 ? Ou de citer les paroles de l'intro de
« Sexual Healing » au détour d'un refrain ?
Les exemples peuvent facilement se multiplier tout au long de
Time to Grow. Le paradoxe est que malgré ce coupable penchant à la citation,
Lemar bénéficie d'une voix vraiment originale, qui elle, ne doit rien à personne.
Lemar apporte son caractère africain au R&B, c'est suffisant pour aérer les mélodies, donner du piment aux tempos, et surtout pour donner des regrets sur ce
Time to Grow qui aurait pu être encore - bien - meilleur.
François Alvarez