biographie les compagnons de la chanson, bio les compagnons de la chanson, date naissance, vie

 > 
 > 
 > 

par

Le secret du succès de cet ensemble vocal est peut-être à rechercher dans une solidité puisée au cours des années noires, au temps où la France avait bien besoin de chanter. En 1941, durant l’Occupation, les Compagnons de France sont l’un des nombreux mouvement de jeunesse impulsés par le Régime de Vichy.

C’est au sein de ce mouvement vaguement apparenté au scoutisme qu’un maître de chapelle, Louis Liénard, va trouver les futurs Compagnons de la chanson et former une chorale de jeunes gens, tous âgés à l’époque d’une vingtaine d’années. D’abord baptisé « Les Compagnons de la musique », la chorale se produit au centre de la France, où il remporte un réel succès.

Dans le groupe,  se détachent Jean-Louis Jaubert Jacob (dit Jaubert), Hubert LancelotGuy Bourguignon, Jean Albert et Marc Holtz (dit Herrand), qui formeront après-guerre les Compagnons de la chanson. En 1943, le groupe attire une recrue de choix, en la personne de Fred Mella, fils d’immigré italiens, qui rêvait d’une carrière lyrique ; sa la voix puissante lui permettront de devenir le soliste et le chanteur vedette des Compagnons.

En 1944, la chorale se produit à Paris, dans le cadre d’un gala au profit des Cheminots : à cette occasion, les jeunes chanteurs rencontrent Edith Piaf qui, séduite par leur talent, décide de leur mettre le pied à l’étrier. Engagés dans l’armée française, qu’ils suivent en tant que chorale, les Compagnons sont rejoint par deux nouveaux membres : Jo Frachon et Gérard Sabbat, puis par Paul Buissonneau. A la fin 1946, la troupe est entièrement constituée, comptant en son sein de jeunes chanteurs dont les registres se complètent admirablement : Fred Mella (ténor), Jean-Louis Jaubert (basse), Guy Bourguignon (basse), Marc Herrand (ténor), Jean Albert (ténor), Jo Frachon (basse), Gérard Sabbat (baryton) et Hubert Lancelot (baryton) et Paul Buissonneau (ténor).

Entre-temps, Edith Piaf a contribué à lancer le groupe en interprétant avec eux le titre « Les Trois Cloches » du compositeur suisse Jean Villard (dit Gilles), qui remporte un très vif succès. Ayant désormais adopté leur nom définitif de Compagnons de la Chanson, les ex-Compagnons de la Musique se voient propulsés au rang de vedette, et ont l’honneur en 1947 d’accompagner Piaf lors d’une tournée aux Etats-Unis. Lors d’une tournée au Québec, Paul Buissonneau, qui a épousé une habitante de Montréal, quitte la troupe pour rester sur place. Naturalisé canadien, il deviendra un acteur et metteur en scène de renom au théâtre, puis à la télévision québécoise. Il est remplacé par René Mella, le frère cadet de Fred.

De retour en France, le groupe remporte un succès remarquable, enchaînant concerts et tournées : ABC, Salle Pleyel, nouvelle tournée en Amérique du Nord (1952). En 1948, ils interprètent le film Neuf garçons, un cœur  de Georges Freedland, où ils partagent à nouveau l’écran avec leur fidèle amie Piaf. Propres et nets, vêtus de chemises blanches et de pantalons bleus qui leur tiennent lieu d’ « uniforme », les Compagnons charment le public par leurs voix claires et justes comme par leur allure de gendres idéaux.

Les chanteurs tiennent différents emplois en fonction de leurs registres : si Fred Mella, qui se produit occasionnellement en solo tient souvent la vedette, Jean Albert assure généralement les emplois comiques, ce qui permet au groupe de faire rire autant que d’émouvoir. La troupe s’illustre également par des sketches musicaux très visuels.

En 1952, le départ de Marc Herrand, qui retrouve sa profession initiale de chef d’orchestre, entraîne son remplacement par Jean Broussolle. Musicien polyvalent, Broussolle s’était illustré auparavant dans Le Bec de Paris, une revue « anarchiste de droite » qui remporta un succès de semi-scandale dans le Paris-by-Night d’après-guerre. Auteur et adaptateur de talent, il apporte un considérable sang neuf aux Compagnons en leur donnant l’occasion d’élargir leur répertoire et de proposer également de nouvelles versions des succès du moment.

En 1956, Jean Albert quitte à son tour le groupe : il est remplacé par Jean-Pierre Calvet. La même année, les Compagnons montent à l’Alhambra leur première opérette, Minnie Moustache, composée par Jean Broussolle et Van Parys.

Partager :

Les dates ...

1985 (15 Mars)
Adieux des Compagnons de la Chanson
1984
Décès de Jean Broussole

Vidéo

Les Compagnons de la Chanson - clip vidéo Les trois cloches

Les trois cloches
Les Compagnons de la Chanson