Pour les nostalgiques du souvenir,
« I Call It Love », composé et produit par le duo suédois Stargate (responsable du succès de Rihanna)
de même que
« I Love You », les adeptes de
Lionel Richie pourront à nouveau se pâmer sur la voix du séducteur en écoutant cet album de 2006. Si l’artiste n’avait pas pour habitude de se retourner pour jeter un regard sur son passé, il le fait pourtant avec
Coming Home, comme pour symboliser une certaine forme de sagesse et de maturité. Nous trouvons là les ingrédients de ce qu’on pourrait appeler la vieille école des Commodores et de nouveaux coloris, sur toile de fond R&B.
En collaboration avec
Sean Garrett (Usher, Beyoncé) et son directeur musical Chuckii Booker (Janet Jackson, TLC),
« Up All Night » tend son groove, laissant planer une pointde de nostalgie. Les producteurs actuels font alliance avec le Richie contemporain : la déclaration intense de
« Reason To Believe » via
Dallas Austin, auteur et producteur, l’estival parfum de la touche de
Raphael Saadiq pour
« Sweet Vacation » et le symbolique
« What You Are » passant dans les mains de l’expert
Jermaine Dupri.
Au-delà des générations, la plume retrouvée de
« Why » (encore au crédit de la paire Garrett – Booker), remet en marche l’incontournable sujet de prédilection de Richie, à savoir le doute en amour. Pour y remédier, le fougueux
« All Around The World » - le tube de l’album – émerge enfin. Les amoureux transis de Richie se satisferont de sa signature très personnelle dans
« Out Of My Head », compensant le relatif manque de caractère d’un disque en demi-teinte, semblant dire :
place aux jeunes. C’est donc bel et bien une passerelle entre le passé et le présent que l’artiste, à l’habit soul toujours, nous convie.
Françoise Bachmann