Mark Ronson est un artiste complet : d’abord musicien, il devient DJ en émigrant aux Etats-Unis, avant de devenir producteur, auteur et compositeur. L’Anglais naturalisé américain est depuis le début des années 2000 une référence dans le milieu hip-hop new-yorkais. Ses nombreuses collaborations (Sean Paul, Mos Def, Nate Dogg, Amy Winehouse, Lily Allen…) et ses deux opus, Here Comes The Fuzz en 2003 et Version en 2007, l’ont hissé sur le devant de la scène musicale internationale, faisant de lui le « producteur avec qui il faut travailler ».
Mark Ronson est né le 4 septembre 1975 à Southport en Angleterre. Enfant et adolescent, il se passionne pour la musique en piochant le plus possible dans les disques vinyles de son père.
Le tout jeune Mark Ronson apprendra ensuite à jouer de la batterie et de la guitare. Puis c’est en allant vivre à New York avec sa mère qu’il s’immisce dans le milieu hip hop. Parallèlement à ses études, le jeune Mark Ronson, fan des Beastie Boys et de Run DMC, devient DJ et se fait rapidement un nom dans l’underground hip hop branché new-yorkais.
Les débuts de Mark Ronson à New York
Fort de sa réputation naissante au milieu des années 90, Mark Ronson s’acoquine au styliste de mode Tommy Hilfiger, qui non seulement lui propose de mixer pour ses défilés et ses campagnes publicitaires, mais lui présente aussi le « tout New York » qu’il connaît bien.
C’est ainsi que Ronson se voit souvent recruté par des stars de la musique pour animer des soirées privées derrière les platines. Nous sommes à la fin des années 90 et Mark Ronson jouit alors d’une réputation d’excellent DJ et de producteur intuitif. Il produira la chanteuse funk-pop Nikka Costa, lui concoctant le brillant morceau « Everybody Got Their Something » en 2000.
Un premier album très prometteur
En septembre 2003, Mark Ronson sort son premier album sur le label Elektra Records. Sur Here Comes The Fuzz, Mark Ronson a écrit les titres et joué de plusieurs instruments, et a fait appel à divers artistes comme Mos Def, Jack White de The White Stripes, Nikka Costa, Rivers Cuomo de Weezer ou encore Sean Paul, Nate Dogg et Ghostface Killah.
L’album connaît un gros succès et renforce la popularité de Mark Ronson. En 2004, Mark Ronson fonde le label Allido Records, avec un businessman et ami Rich Kleiman. Il signe alors les rappeurs Saigon, puis Rhymefest. Entre temps, il produit de nombreux artistes, notamment Amy Winehouse, qui cartonne dans le monde entier en 2006 avec son album Back to Black.
Idem pour Lily Allen, qui a bénéficié de la production pointilleuse de Ronson pour son album à succès Alright, Still la même année.
La vraie consécration avec Version en 2007
Version, le deuxième album de Mark Ronson, parait en avril 2007. Ce disque est essentiellement un album de reprises à la sauce Mark Ronson. On y retrouve des noms prestigieux comme Nas, Amy Winehouse, Lily Allen ou encore Daniel Merriweather.
Les principales chansons reprises sont « Oh My God » des Kaiser Chiefs, « Just » de Radiohead, « Apply Some Pressure » de Maximo Park, « God Put a Smile Upon Your Face » de Coldplay, « Valerie » de The Zutons, « Toxic » de Britney Spears ou encore « Stop Me If You Think You've Heard This One Before » des Smiths. Le disque reçoit un accueil critique dithyrambique, et le public suit.
Arnaud de Vaubicourt