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Biographie de Maurice Chevalier

Né le 12 septembre 1888 à Paris, ou plutôt à Ménilmontant (« Ménilmuche » comme on disait alors), le futur monstre est issu d’une famille populaire : son père, peintre en bâtiment, ayant rapidement quitté le domicile conjugal, le petit Maurice sera surtout proche de sa mère d’origine belge. Obligé à 10 ans de quitter l’école pour travailler, il se frotte à divers emplois mais s’intéresse rapidement au spectacle.

D’abord attiré par le cirque, il doit abandonner sa vocation d’acrobate à la suite d’une blessure. Ne souhaitant pas renoncer au monde du spectacle, l’enfant choisit de se tourner vers la chanson et court rapidement les café-concerts et les salles de spectacle à la recherche d’engagements souvent chichement rémunérés. Maurice appuie ses effets humoristiques pour compenser une voix qui n’a rien de renversant et obtient quelque succès grâce à ses imitations.  Décrochant une audition publique au Casino des Tourelles, il commence à se faire un petit nom et adopte son costume archétypal de dandy « popu », à costume et canotier. Mais ses débuts sont laborieux et le tout jeune chanteur doit affronter plusieurs échecs avant de triompher en 1905 à l'Alcazar de Marseille.

Maurice Chevalier revient en vainqueur à Paris : désormais lancé, il entretient sa notoriété naissante en apparaissant dans des films muets et obtient en 1909 le premier rôle dans une revue des Folies Bergères. Fluet, il se fortifie par le sport, apprend les claquettes, devient un danseur hors-pair. Sa réussite professionnelle s’accompagne d’un appui sentimental de poids : le jeunot est en effet devenu le compagnon de la chanteuse Fréhel, reine de la chanson réaliste. Mais cette liaison s’avèrera à double tranchant : Fréhel, prisonnière de l’alcool et de la drogue, entraîne son jeune amant dans la consommation de stupéfiants, dont il ne parvient à se libérer qu’en coupant court à leur liaison.

Maurice Chevalier ne va pas tarder à se lier avec une autre reine du music-hall : Mistinguett, de treize ans son aînée, entame avec lui une longue histoire d’amour qui se doublera d’un partenariat à la scène. Le couple triomphe dans le numéro «La Valse renversante », aux Folies Bergères et « a Miss » achève de faire de son jeune amant, auquel elle apprend toutes les ficelles du métier,  une vedette accomplie. 

En 1913, Chevalier part faire son service militaire. Un an plus tard, la Première Guerre mondiale éclate : Maurice Chevalier est blessé et capturé. Prisonnier en Allemagne, il est libéré deux ans plus tard grâce à l’intervention de Mistinguett qui a su faire jouer ses relations et revient magistralement sur le devant de la scène. Le couple va au front soutenir le morale des troupes. En 1917, Chevalier devient la vedette du Casino de Paris et se produit devant des soldats anglais et américains, ce qui lui donne l’occasion de découvrir la culture anglo-saxonne. S’intéressant au jazz et au ragtime, il enrichit son répertoire et commence à penser à l’international, d’autant que son emprisonnement lui a donné l’occasion d’apprendre l’anglais.  Désirant apparaître comme autre chose que le « protégé de Mistinguett », il finit par rompre avec sa protectrice pour voler de ses propres ailes.

Au début des Années folles, Maurice Chevalier est partout et triomphe grâce aux chansons que lui écrit Albert Willemetz : « Dans la vie faut pas s'en faire » (1921), « Valentine » (1924). Le phonographe, désormais démocratisé, relaie ses succès auprès de la France entière. L’opérette Dédé (1922) est un triomphe qui l’amène à tenter l’aventure américaine : mais Chevalier échoue à exporter le spectacle à Broadway et rentre en France la queue entre les jambes. Revigoré par son nouveau mariage, il renoue rapidement avec le succès, mais n’a pas dit son dernier mot : les débuts du cinéma parlant lui donneront une nouvelle occasion de tenter sa chance à Hollywood, où son impossible accent frenchy des faubourgs passe paradoxalement pour le summum de la classe.

Entré sous contrat avec les studios Paramount, il se trouve même tenu par une clause de garder son accent français. Il tourne dix films aux Etats-Unis, dont le plus connu restera La Veuve joyeuse  d’Ernst Lubitsch (1934), qu’il tourne en double version, française et anglaise. Chevalier mène aux Etats-Unis une vie de star à part entière, son mariage ne résistant guère à une liaison avec Marlène Dietrich. En 1935, passé à la MGM où sa carrière américaine marque un peu le pas, Maurice décide de renouer avec le public français et fait salle comble dans des revues comme Paris en joie ou Amours de Paris. Les années 1930 le voient connaître ses plus gros succès, avec les chansons « Prosper » (1935), « Ma Pomme » (1936), « Ca fait d’excellents français » (1939), portraits de personnages croquignolets de la France d’alors ou odes à la joie de vivre et à la débrouillardise françaises.

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Les dates ...

1972 (01 Janvier)
Décès de Maurice Chevalier
1968 (01 Octobre)
Concert d adieux de Maurice Chevalier

Vidéo

Maurice Chevalier - clip vidéo Ma Pomme

Ma Pomme
Maurice Chevalier