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Biographie de Michel Magne

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Né à Lisieux dans le Calvados le 20 mars 1930, le futur auteur de « menuets électroniques » (comme le surnommera Jacques Chancel) tombe très tôt dans le chaudron musical. Une passion pour la composition qui le mène très vite à Paris, la Normandie s’avérant trop étroite pour ce surdoué du clavier. Grenouillant dans le milieu des directeurs artistiques après avoir fondé un premier groupe de musique électronique en compagnie de quelques amis du conservatoire de musique, il se voit proposer, à 25 ans, de composer et d’enregistrer la bande sonore du Pain vivant de Jean Mousselle sur un scénario de François Mauriac. L’expérience est concluante et, dès lors, Magne comprend qu’une carrière dans la composition de musique de film s’ouvre à lui. La demande est forte, mais la qualité cinématographique pas toujours au rendez-vous. Qu’importe. Pour vivre, Magne compose aussi bien pour la télévision (la série Le sérum de bonté) ou pour le cinéma (Détournement de mineures, Les filles sèment le vent...) et reste professionnel en dépit de ce pourquoi on lui demande d’écrire. Le passage à la qualité supérieure se fait en 1962 lorsque Henri Verneuil le contacte pour les besoins d’Un Singe en hiver, d’après le roman d’Antoine Blondin. Une première expérience dans le cinéma d’auteur qui sera bientôt suivie du Repos du guerrier de Roger Vadim et du Diable et les dix commandements de Julien Duvivier. Devenu intime de Vadim, Magne est régulièrement appelé par le mari de Brigitte Bardot pour les mises en musique de ses films.

Compositeur populaire

Mais le cinéma populaire de manque pas de faire également appel à lui et, en 1963, Michel Magne contribue au succès de la comédie vacharde de Georges Lautner, Les Tontons flingueurs, mettant en vedette Lino VenturaFrancis Blanche et Bernard Blier. Immense succès d’estime pour le compositeur qui rebondit sur ce triomphe en salles pour multiplier ses collaborations, avec Raoul André (Des frissons partout), André Hunebelle (Méfiez vous, mesdames), mais aussi les habitués comme Verneuil (Mélodie en sous-sol) ou Vadim (Le vice et la vertu). À l’époque, Magne ne se permet pas d’être trop sélectif sur les choix de films qu’il fait et c’est ainsi qu’à côté des grosses machines que représentent Les films de Vadim, il collabore également à quelques solides séries B comme OSS 117 se déchaîne d’Hunebelle, décalque franchouillarde (et fauchée) de James Bond. L’année 1964 est pour le compositeur l’une des plus florissante car on retrouve son nom à l’affiche de plusieurs des cartons de l’époque. Angélique, marquise des anges, en premier lieu, mais aussi Les barbouzes ou Le monocle rit jaune, de Lautner, Banco à Bangkok pour OSS 117 d’Hunebelle et surtout Fantômas, du même réalisateur avec Louis de Funès, Mylène Demongeot et Jean Marais qui s’avère être l’un des plus grands triomphes du cinéma français et un succès à l’exportation. Dès lors, le nom de Michel Magne commence à circuler dans les bureaux de production, et bien ailleurs qu’en France. Pionnier de la musique électronique, Michel Magne, qui a joué entre autres avec le claviériste Martial Solal, est en parfait accord avec les exigences des réalisateurs.

Fantômas, Hubert, Angélique, Barbarella... et les autres

Les années se suivent et se ressemblent pour le compositeur, désormais considéré comme une valeur sûre de la musique de films. Fantômas se déchaîne, puis Fantômas contre Scotland Yard se taillent un franc succès dans les salles obscures, ainsi que Merveilleuse Angélique ou Angélique et le Roi, dont il assure toujours la bande son. Multitâche, l’homme alterne entre les grosses productions au succès prévisible et les séries B plus modestes mais dont les cinémas de quartier raffolent. C’est ainsi qu’on le voit à l’œuvre sur les suites des aventures kitsch d’Hubert Bonnisseur de la Bath dans Furia à Bahia pour OSS 117 ou Atout cœur à Tokyo pour OSS 117. L’espionnage en toc restant une valeur sûre du cinéma populaire, il contribue également à illustrer les péripéties d’autres clones hexagonaux du grand James comme Coplan FX 18 casse tout. D’autres bandes sonores, plus ambitieuses et destinées au cinéma d’auteur lui permettent de varier le panel de ses compositions, comme Galia de Georges Lautner ou Un homme de trop de Costa-Gavras. En 1968, son travail sur Barbarella lui donne l’occasion de développer son attrait pour les musiques électroniques, d’autant que le sujet du film s’y prête parfaitement. Le compositeur se découvre une affinité grandissante avec ces nouvelles harmonies tirées des synthétiseurs ou des boîtes à rythmes.

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Les dates ...

1984 (19 Décembre)
Décès de Michel Magne
1980
Parution de son autobiographie

Vidéo

Michel Magne - clip vidéo Ne Nous Fachons Pas

Ne Nous Fachons Pas
Michel Magne