
Chronique de Love Me, Please Love Me
Pas moins de quatre tubes figurent sur ce premier album aux accents folk. A l’écoute des guitares rythmiques de « Sous quelle étoile suis-je né » ou de « L’amour avec toi » (censuré à l’époque), on comprend mieux l’association souvent faite avec The Mamas & the Papas. Polnareff connaît ses bases rock par cœur et le montre avec la pop typée Byrds de « La poupée qui fait non » (avec Jimmy Page à la guitare, il fera le carton international que l’on sait), et le rhythm'n'blues de « Love Me Please Me » , slow magique à la Fats Domino et à l’introduction de piano d’anthologie.
Sur le reste de l’album, la leçon continue avec des morceaux en anglais, fruits de la collaboration avec Keith Reid de Procol Harum (rappelons qu’à l’époque , les Beatles mis à part, l’idée que se faisait le public du bouillon de culture britannique se limitait souvent à Sacha Distel et à Petula Clark). « Time Will tell », au psychédélisme couleur Swingin' London, et «You’ll Be On My Mind » qui sonne furieusement comme un hommage au « Not Fade Away » de Buddy Holly. Même si d’un niveau inférieur aux quatre hits, l’ensemble de ces titres n’est pas à déconsidérer, loin s’en faut, pour preuve l’entêtant rythme bohème de « L’oiseau de nuit » ou le charme rétro de « Histoire de cœur ».
Au-delà d’une brochette de référence, Polnareff livre ici un authentique album de chanson française. Il y forge un style pop, reconnaissable à cette voix de fausset appuyée dans les refrains, véhiculant des thèmes romantiques (de l’amoureux éconduit à l’amant libéré), qui fera son miel pour les années à venir. A l’écoute, on imagine que d’aucuns ont du penser qu’ils avaient peut-être trouvé avec lui leur Beatles français.
Recommandations
Notez vos albums !
Ajouter à mes albums favoris































