Véritable phénomène tant par la personnalité et une voix étonnante que par un succès foudroyant, Mika est l’un des artistes les plus prometteurs de sa génération.
Beyrouth
Depuis ses origines, l’histoire de la variété pop est remplie de ces destins éphémères, promesses non tenues d’authentiques talents ou habiles faussaires d’une saison. Pourtant, il peut arriver qu’un oiseau rare se présente à la fenêtre d’un heureux label et que, si ce dernier possède deux oreilles en état de marche, fasse un pont d’or à un futur génie en gestation. C’est ce qui semble arriver à Mika dont la percée a constitué le principal événement musical de l’année 2007. Michael Penniman est né le 18 août 1983 à Beyrouth (Liban), une ville dévastée par la guerre que ses parents fuient pour Paris où l’enfant apprend la langue française pendant ses huit années de séjour. Quand sa famille s’installe définitivement à Londres, l’adolescent, déboussolé, trouve réconfort dans l’écoute de la musique. Il imite ses idoles Freddie Mercury (Queen), Elton John et Prince, apprend le piano et le chant lyrique, écrit ses premières chansons. Divers petits travaux, comme un jingle publicitaire pour les chewing-gums Orbit, encouragent le jeune Mika à poursuivre dans la voie qu’il s’est tracée : devenir chanteur.
Grace Kelly
A dix-neuf ans, Mica (son surnom avec un « c ») intègre le Royal College of Music. Il ne cesse de composer et de montrer ses capacités vocales étendues sur près de quatre octaves lors des soirées estudiantines.