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Biographie de Mott the Hoople

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En 1968, Silence, groupe originaire d'Hereford dans l’ouest de l’Angleterre, tourne dans le circuit des pubs avec un certain succès, mais sans véritable avenir. La formation, emmenée par son leader, le guitariste Mick (Michael Jeffrey) Ralphs, comprend le bassiste Pete « Overend » Watts, le batteur Dale « Buffin » Griffin, l’organiste Verden Allen et le chanteur Stan Tippins. Lassé de ce manque de perspectives, Watts auditionne pour Free, récemment signé par Island. Il n’est pas embauché mais rencontre à cette occasion le producteur du groupe, Guy Stevens, un doux dingue, alcoolique et visionnaire (« Il n'y a que deux Phil Spector au monde et je suis l'un des deux »).

Après avoir écouté une bande démo, Stevens accepte d’auditionner Silence pour Island. Le producteur est à la recherche du groupe de rock parfait, qui combinerait selon lui la rythmique des Stones, le style vocal de Bob Dylan et un orgue à la Procol Harum (groupe qu’il a fait débuter et auquel il a trouvé son nom). Silence s’approche de son idéal, excepté son chanteur, dont il n’aime pas le look.

Exit Tippins qui, bon garçon, deviendra roadie du groupe ! Au terme de nouvelles auditions, Stevens déniche la perle rare, Ian Hunter, auteur-compositeur (il gagne sa vie en composant pour un éditeur de musique), soi-disant bassiste et surtout chanteur dont la voix convient parfaitement : à l’écoute du premier album, le critique Lester Bangs sera persuadé qu’il s’agit d’un album de Dylan publié sous un pseudonyme de groupe !

Affublé à vie (sur les conseils de Stevens) des énormes lunettes de soleil qu’il portait ce jour-là pour masquer sa timidité, redirigé vers le piano – dont la combinaison avec l’orgue, empruntée à Dylan et plus tard reprise par bruce Springsteen, sera l’une des caractéristiques principales du son de la formation – Steve Hunter est engagé.

Les années Island

Stevens, décidément très doué pour trouver des noms (Sticky Fingers, des Stones, c’est lui aussi) rebaptise le groupe en s’inspirant du titre d'un livre de Willard Manus qu’il avait lu en prison ! Après quelques semaines de répétitions et l’écriture d’une poignée de chansons par Hunter et Ralphs, Mott The Hoople enregistre son premier album, qui sort à l’automne 1969. Celui-ci, sous forte influence dylanienne, peine à retranscrire l’exubérance des prestations scéniques du groupe, au cours desquelles son rock plutôt hard réjouit le public. Le disque se vend mal et l’année 1970 s’annonce mal pour Mott The Hoople.

Le deuxième album, Mad Shadows, enregistré en studio « dans les conditions du live » pour tenter de capturer l’énergie des concerts, est un nouvel échec, tant commercial que critique. Hunter lui-même dira détester ce disque sombre, enfanté dans la douleur. Stevens est en effet devenu complètement incontrôlable et les membres du groupe, épuisés par une tournée anglaise suivie d’une première incursion aux Etats-Unis, ne valent guère mieux.

Ils décident donc de produire leur troisième opus eux-mêmes, sans Stevens. Wildlife, qui sort en 1971, est un album totalement atypique dans la discographie de Mott The Hoople. Même s’il est plutôt réussi, proche d’une certaine musique américaine, presque country, sous l’influence prépondérante de Mick Ralphs, il obtient encore moins de succès que les deux précédents…Le groupe décide alors de tout donner, enregistrant début 1971 l’album de la dernière chance, pied au plancher.

Stevens, toujours aussi allumé, est de retour. Les musiciens poussent le volume à fond et déversent leur rage, livrant un album fantastique qui capte enfin la puissance qu’ils dégagent en concert, Brain Capers, considéré par beaucoup comme punk avant l’heure. Mais l’histoire se répète : le groupe passe l’année sur la route, entre tournée américaine au printemps, festivals d’été et nouvelle tournée anglaise en automne, enthousiasmant son public partout où il passe, et l’album… est un nouvel échec commercial.



David Bowie, le sauveur


Au début de l’année 1972, le moral des cinq musiciens est au plus bas : ils décident d’arrêter les frais. C’est alors que se produit le miracle. David Bowie, sur le point de devenir la star qu’on connaît, est fan de Mott The Hoople. Il leur a même offert l’année précédente un de ses titres, « Suffragette City », que le groupe a refusé !

Apprenant la séparation, Bowie leur fait écouter une autre de ses compositions, « All The Young Dudes ».

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Les dates ...

1974 (Décembre)
Séparation de Mott the Hoople
1973 (20 Juillet)
Succès avec Mott

Vidéo

Mott the Hoople - clip vidéo All The Young Dudes

All The Young Dudes
Mott the Hoople