Précédé par le single
« Vivre ou survivre », Nâdiya revient après un an d'absence avec son quatrième album intitulé
La Source.
Après le tourbillon médiatique qu'elle a vécu, c'est un retour aux racines qu'elle effectue avec ce disque. C'est dans le pays d'où sont originaires ses parents (l’Algérie) que Nâdiya a fui la pression médiatique et les rumeurs, pour pouvoir se recentrer sur l'essentiel : elle-même. Elle explique le titre : « La source, ça veut dire plein de choses. C’est les racines, l’ancrage dans qui vous êtes vraiment. Il y a donc les ancêtres, les grands-parents, les odeurs. Le fait de retourner en Algérie, ça m’a permis de vraiment savoir qui j’étais. La source, c’est aussi l’eau et l’eau pour moi c’est une énergie pure avec laquelle on se lave de plein de choses. L’eau, c’est quelque chose qui bouge. Pendant ces douze mois de repli, j’ai eu le temps de voir les choses et de pouvoir être amenée dans ce que je sais que je peux donner ».
Ce nouvel album est une sorte de
best of de ses deux albums studio précédents. Etonnamment il ne contient que cinq nouveaux titres pour dix reprises de ses anciens succès :
« La Source »,
« Comment oublier » (en duo avec Jio), une version acoustique de
« A mon père » (enregistré avec Idir), et
« Vivre ou survivre ». Là encore pas de surprise, Nâdiya donne le ton : « Je me suis concentrée sur ces cinq titres. J’ai mis un an pour les faire. Je suis passée par une profonde introspection pour savoir si j’allais continuer. J’avais touché le fond et je m’en suis sortie. J’ai appelé mon disque
La Source, car je voulais une énergie pure. C’est un retour à moi-même...».
Parmi ces nouveautés, on retrouve le single
« Vivre ou survivre », morceau très combattif, mais également le nouveau genre à la mode, le slam, auquel Nâdiya s'essaie sur le titre
« La Source ». Elle se justifie : « Je le dis très bien dans mon slam, on a tous le choix d’aller vers le haut ou de continuer vers le bas. Pour avoir vécu ce sentiment, j’avais envie de transmettre ça aux gens. Je connais la cible des gens qui achètent mes albums : ce sont les jeunes. Et c’est important qu’ils sentent que la personne qui a l’habitude d’être dans l’énergie, dans la force, peut se retrouver dans une très grande fragilité ».
Le son oriental, tribut à ses origines, se retrouve sur
« Corrida » et
« A mon père », très bel hommage à la figure paternelle, qu’elle interprète en duo avec le célèbre chanteur folk kabyle
Idir. « Je rends hommage à mon papa. Issue d’une culture orientale, le rapport avec le père est un rapport de respect, de pudeur et souvent de non-dit. J’avais envie de dire à mon papa que, même s’il ne l’avait pas dit, qu’il avait réussi son rôle de papa ». C'est donc sous le signe de la sincérité que Nâdiya a fait son retour.
Jamila Wahid