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La musique des Nashville Pussy sent l’alcool et la sueur. Leur hard rock teinté de heavy metal, de blues et même de rockabilly ressemble à la joie de vivre, et à la terreur pure... C’est tout en paradoxes que ce groupe survolté a conquis l’Amérique, puis une bonne partie du monde du rock dur. Avec cinq albums en dix ans, les Nashville Pussy ont construit leur image et leur couleur musicale : lourde, violente, et sympathique, ce qui a fait d’eux les leaders du courant psychobilly, ce que vient rappeler From Hell to Texas en 2009.

Les Nashville Pussy se forment à Athens (Géorgie, Etats-Unis) en 1996 sous l’égide du chanteur et guitariste Blaine Cartwright et de sa femme guitariste Ruyter Suys. L’idée saugrenue de ce nom de groupe proviendrait d’une phrase prononcée par Ted Nugent, lors d’un de ses concerts dans le Tennessee (l’état où se trouve Nashville). Le couple de musiciens recrute une bassiste, Corey Parks, et un batteur Jeremy Thompson (après avoir « essayé », puis licencié un certain Adam Neal). Fans du hard rock d’AC/DC, du rock sudiste de ZZ Top ou du glam rock de Kiss, les Nashville Pussy commencent à jouer dans les clubs du coin avec un répertoire essentiellement composé de reprises de standards.

Sex, fun, violence, alcool et rock n’roll

Le premier album des Nashville Pussy sort en le 24 février 1998. Let Them Eat Pussy (sur le label Amphetamine Reptile, puis Mercury en réédition) se veut, comme son titre l’indique, très provocateur. L’univers du groupe est en place : on y parle de sexe, de violence (souvent avec humour) et de rock n’roll. Le disque rencontre un joli succès, ce qui permet au groupe de partir en tournée à travers les Etats-Unis, puis en Europe. Quelques mois plus tard, le titre « Fried Chicken and Coffee » est nominé aux Grammy Awards dans la catégorie « Meilleure chanson heavy metal ». S’ensuivront des tournées avec Marilyn Manson, Motörhead et Lynyrd Skynyrd…

En mai 2000 sort le second opus du groupe, High as Hell, et Corey Parks, qui a envie d’autre chose dans la vie, quitte le groupe. Elle est remplacée au pied levé par Tracy Almazan puis finalement par Katie Lynn Campbell. Signé sur TVT Records, le disque marche bien, notamment grâce au single « Rock'n'Roll Outlaw » (une reprise du groupe de hard rock australien Rose Tattoo). Les Nashville Pussy tourneront lors de divers festivals américains avec des groupes comme Slipknot ou Slayer…

Nashville Pussy : une bassiste par album ?

Le 28 mai 2002 sort le troisième album, Say Something Nasty sur le label Artemis Records. Le disque connaît un gros succès et envoie le groupe tourner en Europe et au Japon. Décidemment peu stable avec leur bassiste, les Nashville Pussy se séparent de Katie Lynn Campbell et la remplacent par Karen Cuda. En 2004, le groupe cesse ses activités pour se reposer des tournées mondiales épuisantes…

Et c’est en 2005 qu’ils reviennent avec leur nouvel opus, Get Some ! Sorti le 20 septembre sur le label Spitfire, le disque perpétue la recette du groupe : des chansons qui racontent le sexe, les bagarres, le vieux Sud, les drogues, et parfois… l’amour. Une compilation suit la même année, intitulé Dirty Best Of Nashville Pussy. A ce moment là le groupe repart en tournée. Sur quelques dates, on peut noter la présence sur scène de Lemmy Kilmister, le leader charismatique de Motörhead. Le cinquième album du groupe, From Hell to Texas sort en France le 16 février 2009, soit une semaine après sa sortie américaine. Le disque est produit par Daniel Rey, très connu pour avoir produit The Ramones, mais aussi White Zombie.

Arnaud de Vaubicourt

Les dates ...

2009 (16 Février)
Sortie de From Hell to Texas
2005 (Novembre)
Succès du best of Nashville Pussy
2005 (25 Septembre)
Sortie de Get Some!
2002 (28 Mai)
Sortie de Say Something Nasty
2000 (30 Mai)
Sortie de High as Hell

Vidéo

Lazy Jesus
Nashville Pussy

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