Papa s'appelle Akeeba Kieve, et Maman Rose Rapoport : d'origine juive et russo-polonaise, Neil Leslie Diamond est né le 24 janvier 1941, à Coney Island, dans le secteur de Brooklyn (New York), dans une famille de commerçants.
Bon public, il adore les films de cowboys chantants de l'époque.
Bon prévisionniste, il utilise une guitare offerte à l'un de ses anniversaires, pour composer ses premières chansons.
Bon vocaliste, il peaufine alors une voix souple, profonde, et immédiatement identifiable, qui fera dire de lui, bien plus tard, par les critiques, que « Neil Diamond est le plus court chemin entre Frank Sinatra et Elvis Presley.»
Bon élève, il pratique l'escrime, et participe à des spectacles musicaux avec une chorale, où il côtoie une certaine Barbra Streisand.
Bon fils, il ne se console pas du décès de sa grand-mère, et décide d'engager des études de médecine, afin de découvrir un remède contre le cancer.
Bon pragmatique, il ne résiste néanmoins pas aux offres d'une maison d'édition, qui lui propose de le salarier (à hauteur de cinquante dollars hebdomadaires) pour qu'il compose des chansons.
Éphémère duo
Après une tentative en duo avec un copain de fac (Neil and Jack), et deux 45 tours anonymes, il entame dès 1962 une carrière solo, pas davantage couronnée de ventes satisfaisantes, et se ménage une porte de sortie en entamant des études de commerce (qui sont rapidement classées sans suite). Il prend néanmoins le temps en 1963 d'épouser une jeune enseignante, Jaye Poser, avec laquelle il a deux enfants, Marjorie et Elyn.
Premiers tubes
Diamond intègre alors le Brill Building (usine des faiseurs de tubes de l'époque), et offre ses mélodies à Jay and the Americans, ou The Monkees (dont il compose l'un des hits les plus importants, « I'm A Believer »), non sans avoir espéré au préalable enregistrer ces chansons pour son propre compte. Puis Diamond recouvre son indépendance, loue un petit local, le meuble d'un bureau et d'une machine à écrire, et...attend le client.
Le jeune homme devient alors le compositeur du moment, chanté par rien moins qu'Elvis Presley (« Sweet Caroline (Good Times Seemed Never So Good»), repris en français par Eddy Mitchell sous le titre de « Miss Caroline », et composé en l'honneur de Caroline Bouvier Kennedy, seul enfant survivant du président assassiné), le groupe de hard-rock britannique Deep Purple (« Kentucky Woman »), ou Cliff Richard (« Solitary Man »).
Premier album
Ce dernier titre devient le premier tube de Diamond, qui double la mise avec « Cherry, Cherry » (et un premier album The Feel of Neil Diamond édité en 1966), puis commence à régulièrement se produire sur scène, en lever de rideau de The Who ou de Herman's Hermits. En 1969, Diamond divorce, et dans la foulée épouse Marcia Murphey, qui lui donne deux fils, Jesse et Micah.
Déménagement
Après quelques démêlés contractuels avec son label, et une installation en Californie, Diamond enregistre de nouveaux hits (« I Am...I Said » en 1971), et forge sa réputation d'homme de scène : l'album en public Hot August Night reste un étincelant témoignage de ses qualités en la matière.
En 1973, sa partition pour le film Jonathan Livingston Seagull (Jonathan le goéland), cas rare dans l'histoire du cinéma, est un triomphe mondial (Grammy Award de la meilleure musique de film de l'année), alors que la pellicule en elle-même ne suscite que critiques et sarcasmes.
Herbe prohibée
n 1976, le chanteur enregistre Beautiful Noise, produit par le guitariste de The Band, Robbie Robertson, et la même année, une perquisition à son domicile de Bel Air met à jour quelques grammes de marijuana. Diamond s'engage alors dans une cure de désintoxication.
L'année suivante, le duo avec Barbra Streisand (« You Don't Bring Me Flowers ») atteint de nouveau les sommets des hit-parades.
En 1979, on opère le chanteur d'une tumeur sur la colonne vertébrale, et il entame la même année une prolifique collaboration avec Gilbert Bécaud (leur composition commune, « Love on the Rocks », sera un nouveau hit).
Débuts (et fin) à l'écran
En 1980, les débuts du chanteur à l'écran (avec le rôle principal dans le film The Jazz Singer) sont couronnés du titre de pire acteur de l'année (et pourtant, le garçon a pris de longs mois durant des leçons de diction, mais sa timidité le paralyse).