Après avoir servi de défouloir à la critique avec
Silver Side Up (ce qui n’empêcha pas l’album d’être l’un des plus lucratifs du groupe),
Nickelback revint à ce qu’il savait faire de mieux
avec The Long Road et après un petit remaniement de la formation.
Retour à un son bien pêchu et bien lourd, donc, avec cet album qui renoue avec les riffs épais des débuts. Un risque cependant : celui de voir les nouveaux fans du groupe, venus grâce à
Silver Side Up se montrer dubitatifs devant le gros son de
The Long Road.
Il n’en fut heureusement rien et
Nickelback renoua avec ses aficionados de la première heure en conservant son nouveau public. Si
« Someway », le premier morceau à avoir été décliné en single reste relativement accessible au grand public, d’autres compos comme
« Shoul’ve Listened »,
« Feeling Way To Damn’ Good » ou
« Believe It Or Not » n’ont rien à envier aux premiers temps de
Nickelback, lorsque le groupe pensait encore le métal ou la mort .
Pari audacieux et pari réussi par la même occasion,
The Long Road constitue un road-trip sur les sentiers de la gloire.
Benjamin D'Alguerre