Sexe de toute évidence, drogue peut-être, rock and roll sans aucun doute, la magie de Peaches, c'est facile : la boîte à rythmes prend le groove en charge, la voix s'occupe du reste. L'electro-rock déviant de Merrill Nisker (née en 1966) ne cesse de surprendre au fil des albums, dont l'excellent Father Fucker (2003).
Fraîchement débarquée sur le sol européen, la jeune Merrill Nisker, alias Peaches, ouvre une brèche dans un univers musical où il est pourtant difficile de percer.
Armée de sa Roland MC505, d'une guitare et de sa voix digne d'une Janis Joplin réclamant une certaine voiture, elle arpente les frontières entre musique pop néo-punk et electro break-beat avec une aisance et une fluidité déconcertantes qui rappellent parfois les Cramps ou les B-52's.
Autant de références qui la rapproche cependant plus de l'univers de l'electrobeat que du rock : rythme très épuré, effet snear et ligne acid ou sample de batterie, parfois même sur un pied techno. Sur scène et dans ses paroles, Peaches est ouvertement orientée vers le sexe : « J'agis naturellement, je dis les chose comme elles viennent ». Ses tenues bonbon avec un minimum de papier rendent le propos particulièrement crédible.
Si Peaches signe son premier album The Teaches of Peaches chez Kitty-Yo, label berlinois, c'est parce que c'est en Allemagne qu'elle reçoit le meilleur accueil pendant sa tournée en Europe. Paralèllement à sa carrière solo, elle accompagne Chilli Gonzales de sa voix sur l'album Gonzales Uber Alles et mène plusieurs projets rock au Canada.
Son mélange d'electro-rock déviant marche toujours aussi bien sur le deuxième effort Father Fucker (2003) samplant Joan Jett sur « I Don't Give a.