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Biographie de Peter Tosh

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C’est là que Peter Tosh commence à se brouiller sérieusement avec ses coéquipiers : au cœur du froid cruel de l’hiver anglais, il se rebelle une fois de plus contre la main mise de Bob Marley sur les Wailers et décide de faire enfin pleinement reconnaître son talent.



Légalisez Peter Tosh


Peter Tosh a toujours été un très bon guitariste, un chanteur doté d’un timbre puissant, un compositeur inventif qui participait activement aux titres des Wailers, mais son ego a trop souffert d’être relégué au rang de « simple » guitariste et choriste au sein du groupe. Aussi, il a très vite mené une carrière solo en parallèle avec les Wailers. Entre 1969 et 1970, Tosh enregistre plusieurs titres pour le producteur Bunny Lee, dont « Crimson Pirate » ou « Sélassié Serenade ». A partir de 1971, il collabore avec Joe Gibbs pour une série de titres qui montrent clairement ses positions politiques radicales, les titres « Black Dignity » ou « Arise Blackman » sont de véritables étendards pour celui qui reprochait parfois à Bob Marley d’être métis. C’est également de cette époque que date le titre manifeste « I’m The Toughest » qui deviendra un de ses surnoms.

Lassé par le manque de sérieux financier des producteurs jamaïcains, Tosh crée son propre label en marge de Tuff Gong ; ce sera Intel Diplo HIM par lequel il continue d’enregistrer des titres malgré la montée en puissance des Wailers. Les plus notables sont « Can’t Blame The Youth » ou « Mark of the Beast », des titres toujours très militants de la cause rastafarienne. Tosh ne s’entendait pas avec Chris Blackwell et son départ des Wailers est l’occasion de rompre avec Island. C’est Columbia, qui, voyant grandir le succès des Wailers, souhaite faire de Peter Tosh « le » Bob Marley de sa marque. La rupture d’avec les Wailers s’est accompagnée d’une autre bien plus radicale. Tosh a perdu le contrôle de sa voiture qui finit au bas du pont de Spanish Town. L’accident coûte la vie à sa petite amie de l’époque et laissé le chanteur meurtri. Son premier album solo commencé dès 72 ne sort finalement qu’en 1976 mais l’attente n’a pas été vaine tant Legalize It sent bon le chef-d’œuvre. Peter Tosh pose carrément au milieu d’un champ d’herbe, ses courtes dreadlocks devant son visage de flibustier séducteur, et à l’intérieur enfin exposé, tout le talent du compositeur et instrumentiste, avec des titres parfois intimistes comme « Why Must I Cry » ou des hymnes comme l’imparable « Legalize It ».

L’album connaît un succès immédiat et une tournée mondiale est mise sur pied avec un groupe de très haut niveau : Sly Dunbar à la batterie, Robbie Shakespeare à la basse, Earl « Wire » Lindo et Eroll « Tarzan » Nelson aux claviers, Donald Kinsey et Al Anderson aux guitares. La musique de Tosh est à son image : directe, violente, sexy, elle remue les foules par un mélange de reggae « roots » et d’influences rock bien intégrées. Bien engagé sur la voie du succès, le musicien sort l’année suivante Equal Rights qui aborde des thèmes plus politiques, avec « Stepping Razor » qui deviendra un de ses surnoms ou sa propre version de « Get Up, Stand Up ». Il se présente comme le « Che Guevara musical » qui va ébranler les fondations de Babylone. L’engagement militant de Tosh va trouver son aboutissement le 22 avril 1978 au cours du légendaire concert One Love Peace censé ramener le calme sur une île en proie à la violence des gangs sur fond politique. Il ouvrira le show pour les Wailers dans un registre très combattif, entrecoupé de harangues accusatrices envers toutes les forces de Babylone. Cette prestation lui vaudra de lourdes inimitiés.

De la gloire au martyre

Peter Tosh reste indomptable et instable, son contrat avec Columbia s’achève et il signe pour le label de son nouvel ami Mick Jagger, Rolling Stones Records. Leur collaboration commence par une tournée commune aux Etats-Unis et surtout un duo entre Jagger et Tosh sur le titre « Don’t Look Back » des Temptations, qui offrira à Peter Tosh un « tube » auprès d’un public non exclusivement reggae. Bush Doctor est enregistré en 1978 après que Tosh se soit fait tabassé par la police de Kingston dans une vague affaire de marijuana. L’album est surtout remarqué par l’apparition de Keith Richards sur deux titres et par la production léchée de Robbie Shakespeare.

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Les dates ...

2011 (21 Février)
Hommage de Bushman à Peter Tosh
1987 (11 Septembre)
Décès de Peter Tosh

Vidéo

Peter Tosh - clip vidéo Legalize It

Legalize It
Peter Tosh