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Biographie de Pierpoljak

par

Né le 7 septembre 1964 à Paris, Pierre Villemet, qui deviendra plus tard Pierpoljak, grandit à Colombes (92). Adolescent révolté, il fait ses débuts dans la musique dès l'âge de douze ans, en tant que bassiste du groupe punk Samu 92. Quelques années plus tard, il fraie avec les punks de la capitale et la « bande des Halles », surnommé « Pierrot le fou ». Ce groupe anti-fasciste était connu pour ses rixes avec des néo-nazis. De ce passé trouble, qu'il évoque peu, la confusion fera plus tard naître une sorte de « légende » faisant de lui un ex-« bonehead » (skinhead d'extrême droite).Pierpoljak des îles

Mais pour l'heure, Pierre Villemet est un passionné de punk et décide de filer à Londres, berceau de la culture punk. Et c'est ainsi qu'en 1981, alors qu'il vit dans un squat de Stockwell (sud-ouest de Londres), que, grâce à des voisins d'origine jamaïcaine, il découvre les origines du reggae : Desmond DekkerPrince Buster, Toots & The Maytals. Désormais converti, Villemet se laisse pousser les dreadlocks. Ce qui ne l'empêche pas, par ailleurs, de verser dans la délinquance : voleur de disques régulier, il finit par être condamné, aux alentours de 1982/1983, à trois mois de prison, en Angleterre. De retour en France, il écope de six mois à cause d'un casse qui aurait mal tourné. A sa libération, il décide de prendre le large et de couper les ponts avec le continent européen. Il se fait alors engager, en tant qu'équipier, à bord d'un cargo en partance pour les Caraïbes. Il navigue alors entre les Antilles françaises et la République dominicaine, où sa rencontre avec des rastas locaux lui sera d'un apport spirituel déterminant.

C'est en 1988 qu'il revient à Paris, où il participe aux soirées reggae et commence à se faire une réputation dans l'underground, sous le pseudonyme de Peter Breda. Quelque temps plus tard en 1994, deux de ses titres, « Pani danger » et « Little Man » se retrouvent sur la compilation reggae Earthquake, au côté de ceux de Tonton David, Saï Saï ou Ricky et Ramsès. La compilation n'a qu'une audience limitée, mais lui vaut d'être repéré par le label Barclay, pour lequel il signe en 1995. Installé depuis 1991 avec sa femme à Doué-Dormecy, dans la Nièvre (une chanson du premier album fait d'ailleurs référence au département : « La Sensi de la Vreu », la Vreu étant la Nièvre en verlan raccourci), il enregistre la matière de ce qui sera son premier album. Celui-ci sort en octobre 1996, ayant pour titre le nom de scène qu'il vient de se choisir : Pierpoljak. L'année suivante, paraît Jamaican Ride, mini-album de remixes et de duos, sur lequel figure « La Music », dans une version revue par le grand producteur de reggae Clive Hunt (qui a travaillé avec les plus grands noms du genre). Ces deux premiers disques sont réédités en un double album, qui sort cette même année 1997, sous le titre Tracks and Dubplates. Le premier disque, Pierpoljak est réintulé A La Campagne ; le second En Jamaïca, lequel ajoute, aux huit titres de Jamaican Ride, sept titres inédits. Il commence à trouver son public et sa carrière s'apprête à décoller. En décembre, il participe aux Transmusicales de Rennes.

En janvier 1998, il part enregistrer à Kingston (Jamaïque) son deuxième album, dans les studios de Tuff Gong, le label des Wailers. De nouveau produit par Clive Hunt, il profite de sa présence sur la terre du reggae pour s'entourer de la crème des musiciens jamaïcains : le guitariste Earl « Chinna » Smith (pilier fidèle de Bob Marley et d'autres légendes du cru), le batteur Leroy « Horsemouth » Wallace (Burning Spear, Ijahman, Max Romeo) ou encore le percussionniste Uziah « Sticky » Thompson (Gladiators, Gainsbourg). L'album prend pour nom Kingston Karma, titre en forme de clin d'?il à la chanson « Instant Karma » de John Lennon, qu'il reprend à sa sauce. Paru en juin, il devient l'un des grands succès commerciaux de l'année, faisant du single, « Pierpoljak » un grand tube. Quant à « Je sais pas jouer » (juillet 1999), les ventes dépassent le million d'exemplaires vendus. Pierpoljak se lance dans une grande tournée en 1998 : il est alors au sommet de sa popularité.

Devenu une vedette, il devient l'invité récurrent de tous les talks-shows et autres émissions de divertissement de la télévision. Traînant sa grande carcasse à dreadlocks et t-shirt jamaïcain, l'artiste comprend vite qu'il est surtout invité pour jouer le rôle du gentil garçon un peu déphasé, résolument « cool » et amateur de certaines substances. Il se lasse assez rapidement de cette image et de ces invitations à répétition, d'autant que la question de son passé skinhead devient de plus en plus récurrente : en 2002, le rappeur MC Jean Gab'1 lui en fait le reproche dans sa chanson brûlot « J't'emmerde ».

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Les dates ...

2010 (08 Février)
Sortie de Légendaire Sérénade
2007 (04 Juillet)
Sortie de Tuff Gong Blues
2006 (27 Mars)
Sortie de Je Blesserai Personne
2003 (07 Octobre)
Sortie de Stim Turban
2000 (21 Décembre)
Sortie de Je Fais C'Que J'Veux

Vidéo

Pierpoljak - clip vidéo Pierpoljak

Pierpoljak
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