Ce qui est plaisant avec
Alone with Everybody, c'est le fait que
Richard Ashcroft entraîne l'auditeur dans un univers différent de celui de
The Verve. Seul la présence de cordes entêtantes vient faire comme un pont entre les deux univers.
Richard Ashcroft est à mi-chemin entre le rock anglais des années 60, les ballades de
The Rolling Stones en particulier, et la britpop vue par Jason Crocker. Le résultat donne un album plein, rempli de thèmes d'une grâce nostalgique rare, d'un romantisme très Anglais.
« A Song for the Lovers » tube de l'album, en donne le ton, ce sont la voix et les arrangements qui font les titres plus que les mélodies proprement dites.
Alone with Everybody dégage une ambiance particulière, fait naître des sentiments réservés à la campagne anglaise, à la lande qui court le long des falaises embrumées. Au final l'album est plein des mystères de son auteur, croisement ultime entre
Mick Jagger et
John Lennon.
François Alvarez