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Clement D.
Il est parfois de ces coïncidences si troublantes qu’elles font naître et alimenter des légendes, ou plutôt une célèbre légende rock en particulier : la légende du « club 27 ».

Les protagonistes de cette légende, comptant déjà à eux seuls bon nombre de récits et histoires aussi folles que rock ‘n’ roll les unes que les autres, ne sont entre autres, que Brian Jones, Jimmy Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison, Kurt Cobain (…) et un oublié habituel : Robert Johnson. Tous décédés à l’âge de 27 ans. Sacré coïncidence non ?

Si Robert Johnson était déjà mort depuis bien des décennies (1938) au moment des brutales disparitions du trio Hendrix (1970) – Joplin (1970) – Morrison (1971), son décès survenu dans sa 27éme année est aussi prophétique que sa musique.


Père de nombreux morceaux mythiques du rock en général (« Love in Vain », « Terraplane Blues », « Sweet Home Chicago »…etc), ce bluesman du Mississippi représente un phénomène aux retombées nombreuses et incalculables pour l’avenir de la musique et du rock.

Bien des groupes ou artistes ont repris ses titres à commencer par les Rolling Stones (« Love in Vain » sur leur album Led It Bleed - 1969) et coïncidence, Brian Jones meurt à la fin des années 60 au fatidique âge de 27 ans, noyé dans sa piscine.

C’est peut être un peu exagéré que d’établir des relations aussi douteuses, mais lorsque 3 autres légendes des années 70 offrent des fins de vie aussi similaires et violentes, la légende ne tarde pas à naître.
Et ce n’est pas l’existence de Robert Johnson qui va relativiser ce sentiment mystérieux, celui-ci ayant toujours été suspecté d’avoir vendu son âme au diable contre sa virtuosité de guitariste.

Bien sûr, il y a énormément d’autres groupes qui doivent tant à Robert Johnson et qui ne comptabilisent pas de mort à 27 ans dans leur rang : Fleetwood Mac (période Peter Green), Cream, Blues Brothers, Led Zeppelin, White Stripes, Canned Heat… euh non … son guitariste Alan Wilson (présent à Woodstock) est décédé lui aussi à l’âge de 27 ans d’une overdose, en pleine forêt de séquoias…la légende a encore fait des siennes.

Alors que penser de toutes ces ressemblances, amorcées par le précurseur Johnson, sur lequel directement ou non, bon nombre des artistes cités ici se sont appuyés, ou tout au moins sont des descendants sur plusieurs générations ?
Faut-il chercher des liens invisibles et magiques pour percevoir le sens de tout cela, s’assurant de la sorte d’amplifier une légende solidement ancrée ?

Il y a tant de mystères et de ressemblances, le tout sur fond de musique blues/rock, de guitares et de musiciens inspirés, que finalement tout ceci semble être après tout une bonne vieille histoire propre au rock ‘n’ roll. Un héritage transmit de générations en générations de musiciens.
Des petites histoires individuelles qui bout à bout forment l’épopée rock, et contribue à immortaliser des précurseurs du rock ‘n’ roll tel que Robert Johnson.

« Rock is not dead » (quant à lui).

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