Après
King of Rock, il ne manque plus qu'un tube imparable pour assurer une consécration internationale à
Run-D.M.C. Ce succès, le groupe va aller le chercher dans une reprise de
« Walk This Way » sorti dix ans plus tôt par
Aerosmith. En vidéo, un
Steven Tyler haut en couleur tranche avec les deux rappeurs tout de noir vêtus, mais l'improbable mariage fonctionne tout autant visuellement que musicalement. Le morceau devient un classique et la preuve irréfutable que rock et rap sont faits pour s'entendre.
Le reste de
Raising Hell reprend l'efficace formule du trio avec beatbox et riffs de guitare, illustrée parfaitement par
« It's Tricky ». Run et
D.M.C. y sont toujours aussi à l'aise pour dispenser des textes dynamiques qui se répondent harmonieusement.
Autre morceau qui change le cours de l'histoire :
« My Adidas », hymne des amateurs de tennis. Le groupe y célèbre les « Superstars » sans lacet dans une ode qui marque toute une génération ; les rappeurs deviennent d’ailleurs les premiers sous contrat avec une marque de chaussures, pratique commerciale qui se répandra par la suite.
Raising Hell clôt la première période du groupe en fanfare. Le hip-hop et
Run-D.M.C. ne seront plus tout à fait pareil par la suite...
Raphaël Richard